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Les bénévoles peuvent jouer un grand rôle

7 septembre 2011 par Fête de la culture

Nazanin Shoja, animatrice et coordonnatrice de la Fête de la culture au Conseil des arts de l’Ontario, s’est entretenue avec Gina Rim, coordonnatrice du bénévolat au Reel Asian International Film Festival, au sujet du recrutement, de la formation et de la reconnaissance des bénévoles pour la Fête de la culture. La 15e édition de cet événement, le principal festival international de cinéma panasiatique au pays, aura lieu du 8 au 13 novembre à Toronto puis se déplacera à Richmond Hill les 18 et 19 novembre. Consultez cette page Web pour en savoir davantage.

Nazanin Shoja – Combien de temps à l’avance commencez-vous à chercher des bénévoles? Où faites-vous de la publicité?

Gina Rim – Puisque le festival Reel Asian tient des événements à différentes périodes de l’année, j’affiche chaque mois des demandes sur notre bulletin électronique destiné aux bénévoles. Pour le festival de cinéma de novembre, je les invite dès le mois de septembre à l’activité « Meet the Festival » que nous organisons dans le cadre de la Fête de la culture. C’est un moyen très efficace pour permettre aux éventuels bénévoles de rencontrer notre équipe, de voir ce qui se passe en coulisse et d’apprendre les fonctions qu’ils peuvent exercer lors du festival. J’annonce des demandes de bénévoles dans différents médias sociaux, comme Facebook, et je fais également connaître nos besoins à la communauté et aux groupes d’étudiants.

NS – Qu’offrez-vous à vos bénévoles pour les inciter à vous consacrer du temps?

GR – Nous donnons des t-shirts et des coupons pour assister à n’importe quelle projection du festival. De plus, nous remettons à chacun une lettre où nous décrivons en détail leur participation à notre événement.

NS – Qu’est-ce qui amène les gens à offrir leurs services au Toronto Reel Asian Film Festival en particulier?

GR – Faire du bénévolat pour le festival Reel Asian est un moyen formidable de se mêler au milieu du cinéma et de faire des rencontres intéressantes. Moi et tous les autres employés avons déjà travaillé bénévolement pour le Festival. Nous traitons donc tous nos collaborateurs comme des membres de la famille.

NS – En quoi consiste la formation pour devenir bénévole?

GR – Elle varie en fonction de la tâche de chacun. Nos séances de formation générale ont lieu dans les cinémas où nous projetons les films. Chris Chin, notre directeur de l’exploitation, visite les sites du festival avec les bénévoles, il leur décrit le déroulement d’une soirée, leur fournit des exemples de questions que les visiteurs pourraient leur poser et leur explique comment agir dans des situations particulières. Nous essayons de donner à tous nos bénévoles un maximum d’information pour qu’ils aient confiance en eux et puissent nous aider tout en s’amusant.

NS – Quel rôle jouent les bénévoles dans votre festival? Quelles sont leurs tâches?

GR – Comme tous les autres festivals de cinéma, le Reel Asian compte sur l’aide de bénévoles dévoués pour exécuter des tâches variées : travail de bureau, aide à l’accueil des visiteurs et à la distribution des programmes, accueil des participants lors des activités réservées aux professionnels et des événements spéciaux, par exemple.

NS – Comment communiquez-vous avec vos bénévoles et comment préparez-vous les horaires?

GR – Je rencontre chacun des bénévoles pour déterminer son horaire de travail. Ceci me permet de mieux connaître son expérience et ses goûts, et de voir si les tâches que nous pouvons lui proposer conviennent à leurs disponibilités.

NS – Comment vous assurez-vous de leur engagement?

GR – Lors de nos séances d’information et de nos rencontres individuelles pour élaborer les horaires, nous faisons en sorte que les bénévoles saisissent bien l’importance de leur rôle pour la tenue de notre festival et qu’ils comprennent que ce sont eux qui nous permettent de mettre en œuvre ce que nous planifions depuis des mois.

NS – Comment témoignez-vous votre gratitude aux bénévoles?

GR – En novembre, une semaine après le festival, nous leur organisons une fête avec musique, boisson, nourriture et prix de présence. Cette année, nous leur préparons aussi une projection spéciale avant la fête. Nous nous sommes rendu compte que beaucoup de nos bénévoles n’avaient pas le temps de voir les films parce qu’ils travaillaient pour nous. Nous avons donc décidé de leur présenter l’un des films de la programmation officielle en témoignage de notre gratitude.

NS – Comment vous assurez-vous que les bénévoles reviennent d’année en année?

GR – Ce qui compte le plus, c’est qu’ils vivent une expérience mémorable. S’ils ont apprécié leur participation et se sont amusés, ils sont plus enclins à se présenter l’année suivante. Quelques bénévoles de l’an dernier sont déjà revenus travailler avec nous lors des projections préfestival de cette année!

La Maison des arts: Questions d’interview avec Maurice Godard

1 septembre 2011 par Fête de la culture

Fête de la culture – Comment vous appelez-vous et que faites-vous dans la vie? Quelle ville et quelle province habitez-vous?

Maurice Godard – Maurice Godard. Je suis bénévole à la Maison des Arts à Embrun, Ontario. La Maison des Arts est un centre culturel français dans une situation minoritaire avec le mandat de développer l’art et la culture et pour se faire des spectacles avec des vedettes professionnelles, d’offrir des cours et des ateliers en art, en danse, en sculpture, et en peinture. Environ quatre cents personnes s’inscrivent. Nous sommes situés à l’est de l’Ontario, avec une population de 7000-8000 personnes.

Fdlc – Comment avez-vous entendu parler de la Fête de culture?

MG – Par les courriels du Conseil des arts de l’Ontario.

Fdlc – Pourquoi avez-vous choisi de participer?

MG – L’aspect national et culturel de la Fête de la Culture est très intéressant et nous sommes fiers d’être canadiens.

Fdlc – Quelle activité avez-vous organisée pour la Fête de la culture 2010 et comment était-elle unique?

MG – Pour la Fête de la culture 2010 nous avons ouvert nos portes pour une tournée guidée de la salle d’exposition pour présenter la Maison des arts aux nouveaux des arts.

Fdlc – Y a-t-il eu des moments (pendant l’organisation de l’activité ou pendant l’activité elle même) qui vous viennent tout particulièrement à l’esprit?

MG – Plusieurs ne savait pas l’existence de la Maison des arts avant ça. C’était surprennent.

Fdlc – Après votre première participation à la Fête de la culture en 2010, quels avantages ou résultats avez-vous identifiés qui vous incitent à poursuivre votre participation?

MG – D’avoir un contact avec des personnes n’a pas demandé beaucoup de préparation.

Fdlc – Qu’avez-vous appris de votre expérience de la Fête de la culture qui pourrait être utile à d’autres organisateurs?

MG – Il faut utiliser un grand nombre de techniques pour faire une promotion et se servir de diverses formes de communication comme le journal, le tableau d’affiche, le site web. Par exemple, nous avons mis une annonce dans notre bulletin électronique, le Phare.

Fdlc – À votre avis, comment la culture a-t-elle un effet positif sur votre communauté?

MG – Dans la dimension d’ouvrir les esprits, d’ouvrir la culture. On offre des cours pour tous les âges, multidimensionnelles. On enrichit.

Fdlc – Pouvez-vous nous donner une idée de l’activité que vous planifiez pour la Fête de la culture 2011?

MG – Une tournée guidée des lieux et présentation d’un profil de la Maison des arts et son centre culturel, accueil avec gâteau de fête et célébration, des ateliers de peinture pour jeunes 10-14 ans avec artistes professionnels, et une exposition d’œuvres d’arts (sculpture, peinture et autres) à l’extérieur sous tente, le long de la piste cyclable avec pause – rafraichissements.

Pour attirer les regards : Télécharger en amont une image pour illustrer votre activité

19 juillet 2011 par Fête de la culture

Plus nous approchons de la fin de semaine de la Fête de la culture (30 septembre, 1 et 2 octobre), plus il faut penser aux manières de mieux faire connaître votre activité sur le site Web de la Fête de la culture! Le site offre une belle occasion de susciter l’enthousiasme à l’égard de votre activité, surtout si vous ajoutez une image attirante à la description de votre activité. Le téléchargement en amont d’une image pour votre activité n’est pas une exigence, mais il s’agit d’un ajout important pour mettre en valeur votre activité sur le site Web.

Il est si facile de télécharger en amont une image! Une fois votre activité inscrite, ouvrez une session et allez à la page Mes activités de la Fête de la culture. Cliquez sur le lien « Voir mes activités de la Fête de la culture ». Vous verrez alors la liste des activités que vous avez inscrites. À la droite de cette liste d’activités, sous la rubrique « Actions », vous trouverez une série de choix, y compris « Image d’activité ». Ce lien vous mènera à l’écran de téléchargement en amont des images pour la Fête de la culture. Suivez les instructions à l’écran, en vous assurant que la taille du fichier de l’image (en termes de « poids » – mégabits -, et de « dimensions » – pixels -) puisse être traitée par le système. Voici une liste de choses que vous devrez considérer :

  • c’est une bonne idée de télécharger des images dont la taille du fichier est bien en deçà de 8Mb (les fichiers de 1 à 3 Mb sont parfaits). Avant de télécharger en amont votre image, vérifiez sa taille en cliquant sur l’icône de l’image avec le bouton droit de la souris, puis en allant à « Propriétés » dans le menu de la fenêtre (ou, si vous utilisez un Mac, choisissez l’icône de l’image et enfoncez ‘commande + i’). Si la taille du fichier est trop grande, ne vous inquiétez pas! Il y a plusieurs sites gratuits dont la spécialité est de redimensionner les fichiers JPG et d’autres fichiers d’images afin qu’ils répondent à vos besoins. Le site le plus connu est Shrinkpictures (site en anglais seulement).
  • la dimension idéale d’une image est de 240 sur 160 pixels : le téléchargement en amont d’une image ne doit pas dépasser 1 000 sur 1 000 pixels.
  • les images horizontales (ou orientation « paysage ») fonctionnent mieux que les verticales (ou « portrait ») lorsqu’elles sont affichées sur le site Web de la Fête de la culture.

Lorsque votre image a la bonne dimension, le reste est d’une grande simplicité! Vous n’avez qu’à cliquer le bouton ‘Parcourir’ à côté du champ ‘Votre image d’activité’ et choisir le fichier à partir de son emplacement sur votre ordinateur. N’oubliez pas de donner le nom du photographe dans le champ ‘mention de source’. Puis, cliquez sur « Télécharger en amont et traiter » au bas de la page et voilà, c’est fait!

Votre activité attirera maintenant les regards!

Bibliothèque municipale d’Innisfil – «Là où la culture se vit»

8 avril 2011 par Reuben Finley

Nazanin Shoja, Animatrice-coordonatrice de la Fête de la culture au Conseil des arts de l’Ontario, s’est récemment entretenue avec la Bibliothèque municipale d’Innisfil, qui a pris part à la Fête de la culture en 2010. Voici ce que le personnel de la bibliothèque avait à lui dire sur le déroulement des activités et le rôle joué par les bibliothèques comme lieux de rassemblement culturel.


Fête de la culture 2010

La bibliothèque municipale d’Innisfil compte quatre succursales dispersées dans une municipalité au centre de l’Ontario. Le mouvement de la Fête de la culture complète le mandat de la bibliothèque à titre de lieu de rencontre communautaire offrant des services innovateurs axés sur les citoyens qui va au-devant de leurs besoins en matière d’éducation, de culture, de loisirs, d’information et autres. Notre participation nous a permis d’atteindre plusieurs objectifs organisationnels, notamment la collaboration avec des partenaires locaux pour renforcer notre engagement dans la collectivité, la mise en valeur de nos services auprès des usagers et une attention soutenue sur les réussites des artistes de la région.

La bibliothèque municipale d’Innisfil prend part à des tournées d’ateliers et expose régulièrement des œuvres dans sa succursale principale. Toutefois, en préparant le programme d’activités pour la Fête de la culture, le personnel s’est rendu compte que nous avions omis de promouvoir les artisans de notre communauté. Nous avons donc profité de l’occasion pour faire valoir un aspect négligé des talents de la région et avons approché des participants potentiels par l’entremise de partenariats conclus au préalable avec des groupes d’artistes. Nous recherchions plus particulièrement des créateurs en mesure de permettre au public de mettre la main à la pâte. À notre succursale de Cookstown par exemple, les visiteurs ont été fascinés de voir des sculptures sur bois et des courtepointes prendre forme sous leurs yeux.

À la suite de la Fête de la culture, les citoyens ont changé leur perception à l’égard du rôle des bibliothèques dans la collectivité. Ils ne les considèrent plus uniquement comme une source d’information, mais aussi comme un lieu où « se vit la culture », comme une destination qui les surprendra et les ravira continuellement grâce à une riche programmation d’activités artistiques et d’expériences à partager. Ce point de vue prendra de plus en plus d’ampleur au fil des participations de notre bibliothèque à la Fête de la culture. La population d’Innisfil, qui vit en milieu rural pour la majorité, peut s’enorgueillir de prendre part à cette vaste célébration de la création avec leurs concitoyens de tout le Canada. En 2011, nous nous concentrerons sur le thème des arts du spectacle et nous nous attendons à mettre encore plus en valeur les talents de la communauté.

Onalee Groves – Barrie en Ontario

4 mars 2011 par Fête de la culture

La Fête de la culture 2010 nous a démontré que les municipalités jouent un rôle-clé à titre d’organisateurs communautaires : elles rassemblent de nombreuses activités créatives et maximisent leurs ressources pour fournir un support marketing qui augmente l’enthousiasme de la communauté à l’égard de la Fête de la culture et la participation du public. Dans cette entrevue, vous ferez connaissance avec Onalee Groves, agent de développement culturel de la ville de Barrie en Ontario, qui a été en grande partie responsable de la réussite de la Fête de la culture à Barrie l’an dernier.


FDC: Quand avez-vous entendu parler de la Fête de la culture pour la première fois?
OG:
Je crois que notre conseiller provincial a envoyé des courriels pour nous informer et nous inciter à participer.

FDC: Qu’est-ce qui vous a décidé à y prendre part et sur quoi avez-vous misé pour la participation de votre communauté à la Fête de la culture?
OG:
J’adorais l’idée de mieux faire connaître les arts à l’échelle nationale et j’étais persuadée que c’était une occasion merveilleuse de collaboration, non seulement avec notre milieu artistique, mais aussi nos entreprises, nos politiciens, notre industrie touristique, notre association de développement d’affaires et nos citoyens. C’était inspirant et merveilleux de savoir que nous faisions partie d’un événement d’une telle envergure et d’avoir l’occasion de mettre notre communauté en valeur sur les multiples plates-formes que la Fête de la culture a mises à notre disposition, comme le site Web, les annonces dans les journaux, les émissions à la CBC, etc.

FDC: Comment avez-vous abordé l’organisation de la Fête de la culture dans votre communauté? Avec quels individus et organismes avez-vous collaboré pour organiser et promouvoir vos activités?
OG:
Nous avons formé un comité multisectoriel formé de représentants de notre comité arts-affaires, de notre galerie d’art (la galerie MacLaren), de la Barrie Folk Society, d’une de nos troupes de théâtre (Theatre by the Bay), de notre conseil des arts (dont plusieurs sont engagés dans des entreprises de médias sociaux comme Rhubarb Media et MH Connects) et de quelques entreprises locales comme la brasserie artisanale Flying Monkeys. Nous avons aussi invité des partenaires internes de la ville puisque nous avons utilisé nos installations de loisirs pour des spectacles et notre service des communications pour élaborer du matériel promotionnel. Chacun des organismes représentés sur le comité avait ses propres contacts auxquels nous avons fait appel pour élargir la portée de nos actions dans toute la ville.

FDC: Décrivez-nous ce que vous avez fait pour promouvoir les activités de la Fête de la culture et la faire connaître dans votre communauté?
OG:
Nous avons utilisé les sites Web de la Fête de la culture et de la ville de Barrie, ainsi que les médias disponibles par l’entremise de notre service des communications, comme la rubrique «Barrie This Week» dans le journal local (The Barrie Examiner). Nous avons aussi émis des communiqués de presse pour mousser les événements et imprimé des brochures intitulées Passports to Culture (passeports culturels) décrivant chacune des activités que nous avons distribuées à l’avance dans une multitude de lieux pour mieux faire connaître la Fête de la culture.

Nous avons essayé de choisir des lieux où les citoyens ne s’attendent généralement pas à voir une activité artistique. Par exemple, nous avons organisé un flash mob avec notre compagnie d’opéra, Opera Belcanto, dans un de nos centres commerciaux. Les commerces, les entreprises et les installations de loisirs nous ont tous aidés en installant des affiches qui vantaient les activités et en disant aux passants où ils pouvaient se procurer leurs «passeports».

FDC: Comment votre campagne de marketing s’est-elle mise en place? Avez-vous pu obtenir la collaboration de commanditaires médiatiques et promotionnels?
OG:
L’an dernier, nous avons obtenu la collaboration des médias locaux, mais cette année, j’aimerais les approcher plus tôt et obtenir un commanditaire pour chaque média (un journal local, une télévision et une radio) pour augmenter la diffusion.

FDC: Y a-t-il des périodes avant et durant la fin de semaine de la Fête de la culture qui se sont démarquées à votre esprit?
OG:
On pouvait sentir l’effervescence augmenter dans la communauté à mesure que l’événement approchait. Je crois que les artistes diffusaient beaucoup d’énergie positive.

FDC: À la suite de votre première expérience de la Fête de la culture en 2010, quels avantages à long terme ou effets durables avez-vous identifiés en matière de participation annuelle continue? Avez-vous eu des défis?
OG:
J’ai vu que cet événement avait un potentiel énorme. Tout a commencé l’an dernier avec un événement d’un jour et je prévois le développer au cours des prochaines années en invitant plus d’artistes, plus d’entreprises, plus de lieux, plus de partenaires, etc. Je crois qu’il n’y a pas de limites avec ce projet! Notre défi sera de trouver des commanditaires pour absorber certains coûts au fil de notre croissance, mais je crois que nous pouvons bâtir des relations avec ceux qui apprécient la valeur des arts, comme les médias et les partenaires d’affaires.

FDC: Quels conseils pouvez-vous donner aux autres organisateurs communautaires qui prévoient prendre part à la Fête de la culture 2011?
OG:
Je dirais simplement que certaines expériences ne sont pas aussi positives que d’autres. Certains artistes n’ont pas été fiables et ne se sont pas présentés à l’endroit prévu, ce qui a fâché les propriétaires d’entreprise qui les attendaient. Cette année, je m’efforcerai d’éviter ce genre de problèmes en demandant à des bénévoles de faire la tournée des lieux pour remplacer les artistes qui nous font faux bond. Mon conseil serait donc d’engager de nombreux bénévoles. L’an dernier, nous n’en avions que sur les lieux où se déroulaient plusieurs activités à la fois.

FDC: Avez-vous appris quelque chose en 2010 qui vous servirait de leçon pour l’avenir ou que vous considérez comme un facteur-clé de réussite?
OG:
Nous sommes heureux cette année de jumeler la Fête de la culture avec Doors Open et une autre activité organisée au MacLaren Art Centre intitulée Carnegie Days. Nous espérons que cette promotion croisée nous permettra d’élargir notre public et d’accroître notre notoriété. Je crois que nous sommes en train de bâtir un partenariat formidable qui a un excellent potentiel de croissance.

FDC: Voulez-vous nous dire autre chose sur votre expérience de la Fête de la culture?
OG: À tous ceux qui hésitent encore, je dis simplement de se lancer dans l’aventure. C’est une occasion stimulante pour les villes, grandes et petites, et cet événement a le pouvoir de bénéficier à la communauté tout entière, et non seulement au milieu des arts. Qu’est-ce que vous attendez?

Regardez le flash mob de l’Opera Belcanto dans une centre commercial de Barrie.

Racontez-nous votre Fête de la culture! Envoyez-nous un courriel à l’adresse histoires@fetedelaculture.ca et téléversez vos photos sur Flickr. Vous pouvez aussi écrire un billet sur le blogue de la Fête de la culture, ajouter vos commentaires, photos et vidéos sur Facebook ou encore rédiger un gazouillis sur Twitter tweet identifié du mot-clic #fetedelaculture et nous le diffuserons.

Liesl Jauk – Richmond en Colombie-Britannique

4 mars 2011 par Fête de la culture

La Fête de la culture 2010 nous a démontré que les municipalités jouent un rôle-clé à titre d’organisateurs communautaires : elles rassemblent de nombreuses activités créatives et maximisent leurs ressources pour fournir un support marketing au plan local qui augmente l’enthousiasme de la communauté à l’égard de la Fête de la culture et la participation du public. Dans cette entrevue, vous ferez connaissance avec Liesl Jauk, directrice du développement culturel pour la ville de Richmond en Colombie-Britannique, qui a joué un rôle de premier plan dans le succès de la première Fête de la culture. Liesl est aussi membre du groupe de travail de la Fête de la culture de sa province.

la ville de Richmond en Colombie-Britannique

Fête de la culture : Décrivez-nous brièvement votre fonction et votre expérience.
Liesl Jauk: Je suis directrice du développement culturel de la ville de Richmond depuis l’automne 2008. Je travaille dans le milieu des arts de Vancouver depuis une vingtaine d’années. Plus récemment, je codirigeais Rebus Creative qui, entre autres, produit le festival The Word On The Street et les BC Book Prizes, et s’occupe du marketing pour le Circle Craft Christmas Market. Je suis conceptrice graphique pour de nombreux clients dans le milieu culturel, coordonnatrice marketing et productrice d’événements à l’occasion. Pour ce qui est de ma formation, je détiens un baccalauréat en histoire de l’art et une maîtrise en histoire sociale de l’art, et j’ai suivi certaines cours universitaires en arts visuels (peinture, dessin, gravure, etc.).

FDC : Comment avez-vous entendu parler de la Fête de la culture pour la première fois?
LJ : J’ai reçu un courriel de la Fête de la culture. J’ignore comment mon nom s’est trouvé sur la liste d’envoi, probablement par l’entremise du Réseau des villes créatives ou de l’Alliance for Arts and Culture.

FDC : Qu’est-ce qui vous a décidée à participer? Quels sont les avantages pour la ville de Richmond?
LJ : En toute honnêteté, c’est ma patronne, Jane Fernyhough, qui m’a dit de le faire! ;-)

FDC : Comment avez-vous abordé la promotion de la Fête de la culture? Quelles ont été les principales personnes et organisations à s’investir dans l’événement?

LJ : En premier lieu, j’ai communiqué avec la Fête de la culture pour savoir ce qui était offert ou non, c’est-à-dire de quelle façon on devait ou pouvait utiliser le branding  de la Fête de la culture, reconnaître les commanditaires, etc. Le principal problème, c’est que nous disposions d’un outil d’envergure nationale, plutôt que d’une campagne de marketing local susceptible d’avoir des retombées «sur le terrain». Outre sa raison d’être qui est un appel à la participation, la Fête de la culture se limite, sur le plan du marketing, à une identité graphique et à un site Web. Les annonces à la CBC et dans le Globe and Mail sont bien belles, mais elles n’ont aucun sens à l’extérieur d’un public plutôt restreint dans les centres urbains. Pour que la Fête de la culture ait de l’impact dans une communauté comme Richmond, elle doit faire l’objet d’une promotion au niveau local, dans les journaux communautaires, etc., ce qui exige de l’argent, le soutien de la communauté culturelle et la participation de partenaires locaux comme The Richmond Review et l’office du tourisme de Richmond, dans notre cas.

FDC : Richmond a élaboré une campagne marketing impressionnante pour la Fête de la culture. Expliquez-nous ce que vous avez fait pour promouvoir l’événement.

LJ : Dans le cadre de mes fonctions, j’ai les adresses courriel de centaines d’artistes, de regroupements, d’entreprises et autres de la région. J’utilise cette liste pour faire connaître les événements et initiatives susceptibles d’intéresser le milieu culturel. C’est donc par l’entremise de cette liste que j’ai informé le milieu des arts de la région de la tenue de la Fête de la culture et que j’ai présenté les opérations promotionnelles offertes par l’entremise de la campagne de Richmond. Ces courriels donnaient des instructions claires, comme le type d’activités admissibles et les échéances pour figurer dans le matériel promotionnel imprimé, par exemple. Au fil des semaines, nous avons ajouté des renseignements sur les nouvelles occasions et annoncé les mises à jour. En bref, j’invitais tout le monde à participer, à profiter d’une promotion gratuite et à s’abonner au bulletin électronique de la Fête de la culture.

FDC : Comment toutes les activités de marketing se sont-elles harmonisées? Comment avez-vous réussi à convaincre les médias et les commanditaires promotionnels à participer?
LJ : Nous avons invité des représentants du Richmond Review et de Tourism Richmond à nous aider à élaborer l’ensemble de la campagne, puisque la Fête de la culture était aussi  nouvelle pour nous que pour eux. Je pense qu’en en faisant des partenaires à part entière dès le départ, ils se sentaient plus engagés puisqu’ils y avaient participé à la création du programme. C’est lors de ces rencontres que nous avons eu l’idée de la tournée en minibus pour les journalistes et les blogueurs et du numéro du journal donnant un aperçu de la rentrée culturelle d’automne qui comportait un supplément de quatre pages donnant toutes les activités officielles de la Fête de la culture dans la région de Richmond.

FDC : Y a-t-il des périodes avant et durant la fin de semaine de la Fête de la culture qui se sont démarquées à votre esprit?
LJ : La tournée en minibus a été une attraction importante. Par chance il faisait très beau et nous avons fait des visites intéressantes dans les coulisses du théâtre Gateway et dans la réserve des collections du musée. On a aussi vécu une belle expérience lors du repas en plein air au Terra Nova Rural Park pour admirer le tout nouveau four à pain, faire l’expérience de l’agriculture «patrimoniale» et déguster de la nourriture préparée à partir d’ingrédients locaux. Tous les visiteurs rayonnaient de joie à l’idée d’avoir vécu une expérience vraiment exceptionnelle.

La visite du théâtre Gateway (où étaient exposés des costumes, des plans de décors, des maquettes, des masques, etc.) a aussi été une belle réussite. De toute évidence, les visiteurs étaient très attentifs et fascinés d’apprendre comment se fait le théâtre.

Nous avons aussi installé notre quartier général au centre culturel pour la fin de semaine puisque de nombreux événements s’y déroulaient. Dans le hall d’entrée, nous avons exposé une grande affiche ornée de ballons où se trouvaient la liste, les dates, les heures d’événements et les pièces où se déroulaient les activités de la Fête de la culture. La signalisation portant le logo de la Fête de la culture nous a aussi aidés à attirer des gens qui passaient par là.

FDC : Après cette première expérience de la Fête de la culture l’an dernier, quels avantages à long terme avez-vous identifiés? Quels défis??
LJ:
Notre expérience à Richmond a été extrêmement positive. Le supplément accompagnant le journal a été distribué à la porte de pratiquement chaque citoyen de la ville. Alors, pour ce qui est d’accroître la visibilité de l’art, de la culture et du patrimoine dans notre communauté, je peux dire que notre expérience a été très fructueuse.

De plus, les artistes participants et les organismes se sont fait connaître en plus de partager leur travail et leur enthousiasme avec le grand public. Quelques groupes communautaires gérés par des bénévoles ont participé et ont été surpris, je crois, d’avoir eu autant de plaisir tout en améliorant leur notoriété.

Je n’ai aucun problème particulier en tête. L’an prochain, nous allons poster des bénévoles à l’entrée du centre culturel pour offrir aux visiteurs un accueil et des renseignements personnalisés.

FDC : Quels conseils pouvez-vous donner aux autres organisateurs communautaires qui prévoient prendre part à la Fête de la culture 2011? Avez-vous appris quelque chose en 2010 que vous qualifiez de leçon pour l’avenir ou de facteur-clé de réussite?
LJ : Faites un partenariat avec votre journal local, celui qui est livré à chaque citoyen de votre communauté. Si vous n’avez pas de liste d’envoi par courriel regroupant des artistes et des organismes culturels, associez-vous à quelqu’un qui en a une. La clé, c’est de communiquer le plus directement possible avec les participants éventuels. Décrivez de façon enthousiaste ce qu’ils en retireront et agissez. Dans notre cas, la plupart des artistes participants n’avaient pas la capacité de faire beaucoup plus qu’organiser leur propre activité. Ils se fiaient sur nous pour le marketing, la publicité, etc.

FDC : Que prévoyez-vous faire en septembre prochain?
LJ : Comme il se doit, ce sont les artistes et les organismes culturels qui détermineront la teneur des activités offertes au public. Pour notre part, nous sommes très heureux de la façon dont les choses se sont déroulées, alors nous les répéteront telles quelles, avec quelques améliorations mineures.

FDC : Voulez-vous nous dire autre chose sur votre expérience de la Fête de la culture?
LJ : Pour la première année, la Fête de la culture a été à Richmond une réussite au-delà de nos attentes, grâce en grande partie à l’enthousiasme de nos partenaires, le Richmond Review et l’office du tourisme de la ville, qui se sont associés au projet à titre de partenaires créatifs désireux d’élaborer une campagne d’envergure municipale.

La Fête de la culture est passée d’une «chose que nous devions faire» à une occasion sans précédent de démontrer la vitalité de la communauté culturelle de Richmond et les citoyens et organisateurs d’événements ont adopté avec enthousiasme cet événement qui leur a permis de communiquer leur passion au-delà de leur cercle habitue.

Nous avons réussi non seulement à participer à une fin de semaine nationale de célébration des arts et de la culture, nous avons aussi exploité l’image de marque de la Fête de la culture à nos propres fins, pour augmenter la notoriété auprès des citoyens de Richmond et augmenter la notoriété de la ville jusqu’à l’échelle nationale.

Racontez-nous votre Fête de la culture! Envoyez-nous un courriel à l’adresse histoires@fetedelaculture.ca et téléversez vos photos sur Flickr. Vous pouvez aussi écrire un billet sur le blogue de la Fête de la culture, ajouter vos commentaires, photos et vidéos sur Facebook ou encore rédiger un gazouillis sur Twitter tweet identifié du mot-clic #fetedelaculture et nous le diffuserons.

Crystal Kolt – Flin Flon, Manitoba

4 mars 2011 par Fête de la culture

L’histoire de Flin Flon au Manitoba et de la façon dont cette ville a célébré la Fête de la culture 2010 est un exemple inspirant de ce qui peut se produire dans une petite communauté du Nord canadien qui a l’art à cœur. Dans cette chronique, vous lirez un compte-rendu de Crystal Kolt, coordonnatrice culturelle au conseil des arts de Flin Flon, qui a été décrite par les gens de sa communauté comme l’étincelle qui a allumé les célébrations dans ce qu’elle appelle « le Centre-Nord du Canada ».

La danse sur la rue principale, Flin Flon, MB. Photo: Julian Kolt, Cottage North.

Au cours de la fin de semaine, les citoyens de Flin Flon au Manitoba et de Creighton et Denare Beach en Saskatchewan ont pu entendre de l’opéra, du jazz, de la musique country, du hip-hop, du classique-pop, de la musique médiévale « légère », du chant a cappella, de la musique instrumentale, des chorales, des chanteurs solistes, de la comédie musicale, du heavy metal, du rock, des violoneux et de la musique métisse, autochtone et celtique.

Ils ont pu se faire maquiller et admirer des masques et des œuvres faisant appel à une multitude de techniques : l’acrylique, le batik, la poterie, l’écorce de bouleau à motifs mordelés, le touffetage de poils de caribou, le tissage, la courtepointe, l’aquarelle, le textile, les médias mixtes et le dessin à la craie sur le trottoir.

Nous avons vu du théâtre, de l’improvisation et du conte; nous avons visité des musées et des ateliers d’artistes; nous nous sommes initiés à l’histoire, au patrimoine, à la littérature et à la danse. Nous nous sommes familiarisés avec les cultures autochtones, métisses et étrangères.

Nous avons organisé notre tout premier défilé de haute couture, nous avons souligné le talent de nos jeunes en cinéma et, chose incroyable, environ 300 personnes ont dansé sur la rue principale au son de la chanson Waving Flag du rappeur K’Naan.

Je m’appelle Crystal Kolt. Je suis la coordonnatrice culturelle du conseil des arts de Flin Flon et je siège au comité de travail de la Fête de la culture pour le Manitoba. J’ai aussi organisé les activités de la Fête de la culture qui se sont déroulées dans la région que j’appelle le « Centre-Nord du Canada » et qui comprend Flin Flon (Manitoba et Saskatchewan), Creighton et Denare Beach (Saskatchewan). L’an dernier, nous avons aussi inclus ces trois villes du Manitoba : Thompson, Cranberry Portage et The Pas.

C’est Jean Giguère, présidente du groupe de travail du Manitoba et membre du comité national de la Fête de la culture, qui a été la première à me parler de la Fête de la culture. J’ai été conquise dès que Jean m’a révélé l’existence de ce mouvement pancanadien pour célébrer l’art et la culture simultanément partout au pays. Je sentais depuis un bon moment que le Canada avait besoin de quelque chose pour affirmer sa confiance dans la force de son identité artistique. Comme je vis dans une petite communauté nordique plutôt éloignée, j’étais excitée d’avoir enfin l’occasion de nous relier solidairement au reste du pays à titre d’artistes et d’amateurs de notre art. Grâce au soutien de nos plus grands médias, j’ai senti que nous, à titre de Canadiens, avions enfin la possibilité de partager nos contacts, nos artistes, nos communautés et nos réseaux comme nous n’en avions jamais eu l’occasion auparavant.

J’ai d’abord cru que Flin Flon et Creighton joueraient un rôle modeste dans la Fête de la culture. Les gens négatifs croyaient qu’il ferait trop froid, que l’on était trop proches de la rentrée pour faire participer les écoles et trop proches de l’hiver pour profiter de l’extérieur, que le mouvement était trop peu connu pour que les organismes soient intéressés à participer et trop nouveau pour que nous ayons une vision claire de ce que nous voulions faire. Éventuellement, il y en aurait aussi pour penser que ce serait devenu trop gros, trop… n’importe quoi! Mais bien entendu, il y a un peu de tout ça dans tous les nouveaux projets. La plus grande surprise que nous avons tous eue, moi compris, c’est que ce fut tout à fait le contraire. Il a fait un temps superbe, des dizaines d’organismes ont participé, des milliers de citoyens se sont présentés, les musées sont restés ouverts bien après l’heure normale de fermeture, plus de 1 000 jeunes (pratiquement tous les élèves des régions de Flin Flon et Creighton) ont participé aux activités de la Fête de la culture. Calm Air a permis aux artistes du Nord d’être présents au lancement national de la Fête de la culture à Winnipeg, durant lequel nous avons présenté la fantastique chanteuse soprano de Thompson Maria Luz Alvarez, avec le pianiste compositeur de Flin Flon Mark Kolt. Les artistes du Nord Irvin Head, Elaine Angelski,  Sarah Trevor, Linda Mandes et Angelique Merasty furent également présents. Stittco a fourni un système de chauffage pour que les visiteurs de notre Café soient confortables en soirée. Hudbay Mining a saisi l’ampleur de cette initiative et a été la première entreprise à nous soutenir financièrement, entraînant dans son sillage tous les autres organismes subventionnaires, notamment la Flin Flon Neighbourhood Revitalization Corp et le conseil des arts du Manitoba, sans oublier le groupe de travail de la Fête de la culture au Manitoba qui nous a offert un soutien logistique. Des artistes en arts visuels et en arts d’interprétation sont venus de très loin pour participer à cette fin de semaine d’activités. Plus de 100 bénévoles ont travaillé dans la quarantaine de lieux mis à la disposition du public. Notre premier ministre, le député et le ministre de l’Habitation sont venus nous encourager lors de la cérémonie d’inauguration qui a été très émouvante : la tente a été bénie lors d’une cérémonie de foin d’odeur tandis que des groupes de percussion autochtones de Cranberry Portage à proximité nous ont inspirés avec leurs chants et leur musique. CBC Radio North Country nous a aussi soutenus en enregistrant la totalité de l’événement pour permettre aux autres résidants du Nord d’avoir un aperçu des nombreux événements, grands et petits, qui ont ponctué notre fin de semaine.

Au tout début, j’avais sollicité le conseil des arts de Flin Flon (le cœur artistique de notre région) pour qu’il s’investisse dans l’événement, puis j’ai directement approché les artistes ainsi que les municipalités et les commissions scolaires de Flin Flon et Creighton pour obtenir leur soutien, quel qu’il soit. Personne n’a refusé mes demandes. Les municipalités ont gracieusement mis des lieux à notre disposition. L’école de Creighton a organisé sa propre Fête de la culture. Lorsqu’un sous-comité local a souhaité trouver des façons d’offrir une expérience tout aussi enrichissante à chaque enfant de la région, nous avons élaboré des programmes comme SUPERSTAR! et ALL FOR THE ARTS.  Nous avons sollicité des conteurs, des fabricants de masques, des artistes et des musiciens qui ont tous accepté de nous aider. Des organismes tels le club Rotary, les Chevaliers de Colomb, la Catholic Women’s League et le Club Lion ont contribué de multiples façons, par exemple en organisant un repas de crêpes, en se chargeant du service au Gala Café ou en nous prêtant une fourgonnette pour transporter les invités dans la ville. Tout le monde a dit oui! Et c’est ce qui a fait de la dernière fin de semaine de septembre 2010 l’événement colossal qu’il est devenu.

Une fois que tous ces individus et organismes se sont engagés, le bouche à oreille a fait le reste. Mais tout n’était pas gagné : les citoyens seraient-ils au rendez-vous et sauraient-ils ce qu’il y avait à faire? Bien entendu, j’avais fait distribuer des dépliants d’information plusieurs mois auparavant, j’avais parlé à la station de radio locale et à la CBC, des affiches avaient été distribuées dans la région et des annonces avaient été publiées dans le journal local. J’ai décidé de faire imprimer un beau programme sur papier glacé pour expliquer aux citoyens de la région et aux visiteurs tout ce qui se passerait lors des trois jours et où ils pourraient trouver les activités. Ce fut une décision très judicieuse. Dès que les gens ont vu les programmes distribués un peu partout, ils ont eu la preuve que la Fête de la culture était un événement sérieux. Ils devaient le voir pour le croire!

J’ai su que la Fête de la culture serait une réussite lorsque j’ai dû ajouter des tables pour accueillir tous les participants à mes réunions mensuelles de préparation (je les organisais sur l’heure du lunch et elles ne duraient pas plus d’une heure parce que j’aime les réunions courtes). Au cours de l’événement lui-même, il y a eu tant de moments mémorables qu’il serait impossible de les énumérer tous. J’ai un souvenir de l’odeur du foin et de la terre dans notre Gala Café extérieur qui a été décoré avec les lumières de Noël qui ornaient le sapin au centre de la ville il y a 60 ans. Je me souviens de la musique du groupe de percussions. Des touristes allemands avaient entendu parler de nos activités alors qu’ils se trouvaient en Alberta et sont venus jusque chez nous expressément pour y assister. En plus de vivre une expérience culturelle inoubliable, ils ont accompagné des gens de la communauté lors d’une autre de leurs passions : la cueillette de champignons. J’ai en tête des images de 1 000 jeunes s’initiant à la fabrication de masques, au cinéma, au hip-hop, à l’improvisation théâtrale, au conte et à la visite d’un musée. Nous avons organisé notre tout premier défilé de mode avec 50 modèles signés Patricia Glanville et 30 tenues de Leonne Kabole (Kenya) et Laurie Brown (native de Flin Flon, mais maintenant établie à Toronto). Bien entendu, une de nos plus grandes surprises a été la danse sur la rue principale au son de la musique Waving Flag de K’Naan. Je m’attendais à ce que seulement trois ou quatre personnes « dansent » avec moi et notre chorégraphe Sarah Moore, mais j’étais déterminée à tenter l’expérience. Lorsque des centaines de personnes se sont présentées pour s’exhiber devant tous les spectateurs alignés sur le trottoir, j’ai vécu un moment émouvant digne des meilleurs films de Hollywood. Des bambins et des aînés, des garçons et des filles ont dansé sur la rue principale de Flin Flon ce matin-là. Qui l’aurait cru? Surtout dans une petite ville minière du Nord où le hockey est le passe-temps principal. Mais c’est bel et bien arrivé, et c’est un souvenir à chérir à jamais.

Grâce à la Fête de la culture, notre communauté et, j’en ai l’impression, beaucoup plus de gens de la province commencent à nous comprendre. Oui, nous sommes une ville minière, mais nous sommes le CŒUR CULTUREL de notre coin du monde et nous en sommes fiers. Pour ce qui est du conseil des arts de Flin Flon, nous sommes prudemment optimistes de pouvoir poursuivre notre mission et soutenir davantage d’initiatives artistiques et culturelles du Nord du Manitoba. Il va sans dire qu’il y aura toujours des problèmes comme trouver des lieux et des stratégies de publicité. Mon conseil pour les nouveaux venus est de commencer par un projet modeste. Il n’est pas nécessaire que ce soit aussi imposant que ce qui s’est produit à Flin Flon, mais préparez-vous à cette éventualité. J’ai été complètement renversée de la vitesse à laquelle le projet a pris de l’ampleur dans notre communauté. Il y a quelques années, quelqu’un m’a dit : « Lorsque vous avez un problème à régler, demandez conseil à un artiste. » C’est vrai qu’un artiste trouvera toujours une solution.

Qu’est-ce qui nous attend? J’imagine que l’avenir nous le dira, mais nous prévoyons organiser un carnaval au magnifique Baker’s Narrows Lodge dont nous utiliserons le centre de conférence et le chapiteau. Nous aimerions y aménager un four pour le raku; organiser des démonstrations de sculpture sur saponite (pierre à savon) et des cours d’art; présenter des musiciens et des lectures publiques; offrir des dégustations de bannique et de poisson fumé; et dévoiler notre nouveau centre d’arts visuels NorVA (Northern Visual Art)… Ah oui, j’aimerais aussi danser sur la rue principale encore cette année.

Je vous souhaite mes meilleurs vœux de réussite et j’espère que vous aller participer.

Racontez-nous votre Fête de la culture! Envoyez-nous un courriel à l’adresse histoires@fetedelaculture.ca et téléversez vos photos sur Flickr. Vous pouvez aussi écrire un billet sur le blogue de la Fête de la culture, ajouter vos commentaires, photos et vidéos sur Facebook ou encore rédiger un gazouillis sur Twitter tweet identifié du mot-clic #fetedelaculture et nous le diffuserons.

Séance d’information téléphonique

31 janvier 2011 par Fête de la culture

Cinq petits conseils pour passer de l’ébauche à l’affiche

30 juin 2010 par aubreyreeves

Est-ce que votre inscription sur le site Internet de la Fête de la culture est toujours au stade de l’ébauche ?  Cliquez sur « Publication » et votre activité apparaîtra instantanément en ligne. Au stade de l’ébauche, les activités ne sont pas visibles sur Internet. Nous vous suggérons d’en faire la publication avant la fin du mois de juin pour profiter pleinement des outils de marketing et des promotions estivales qui approchent à grand pas. Tous les renseignements affichés sur le site peuvent être modifiés en tout temps même s’ils ont été publiés.

Premièrement – Publiez les renseignements de base. Vous fournirez les détails plus tard.

N’hésitez pas à publier votre activité même si tous les détails n’ont pas été réglés. Le système d’entrées vous offre un accès complet et en tout temps à votre compte, pour vous permettre de faire des mises à jour et de les publier sur votre site.  

Exemple : Publiez le titre de votre atelier et une brève description servant d’amorce, même si la date et l’heure ne sont pas arrêtées (à venir).

Deuxièmement – Gardez votre description brève et informative

Trois ou quatre phrases bien tournées sont habituellement suffisantes pour acheminer toutes les choses à savoir concernant une activité unique. Comme les visiteurs du site de la Fête de la culture navigueront parmi un grand nombre d’activités, ils apprécieront la présentation de renseignements clairs et pertinents. Incluez une adresse de courriel où les gens peuvent obtenir des renseignements plus détaillés s’ils le souhaitent.

Exemple : N’incluez pas de biographique exhaustive, de missions artistiques et d’histoire de votre forme d’arts.

Troisièmement – Ne combinez pas plusieurs activités en une seule description

Présenter plusieurs activités dans une seule description risque de donner une longue liste qui prête à confusion. Créez des entrées séparées pour chaque activité pour maximiser votre présence sur le site. Après avoir sauvegardé la première activité, vous pouvez cliquer sur le bouton permettant d’ajouter de nouvelles activités, à partir de la page d’accueil de la section Mes activités. 

Exemple : Votre site du patrimoine organise une marche guidée et une démonstration pratique. Créez deux activités à l’intérieur du même compte.

Quatrièmement – Affichez votre activité sur la carte

Chaque entrée donne accès à une carte géographique et le site de la Fête de la culture affichera aussi une carte du Canada où toutes les activités seront mises en évidence. Les visiteurs du site pourront concentrer leur recherche sur leur propre région ou ville pour voir tout ce qui s’y passe. Assurez-vous d’avoir entré votre adresse complète, incluant le code postal, pour que la correspondance puisse se faire. Nous recommandons aussi d’inclure un lien de Google Maps.

Exemple : Entre autres choses, cela permettra au public de constater qu’il peut se rendre à votre lieu à pied, à partir de plusieurs autres activités.

Cinquièmement – Incluez une photo

Une image pertinente peut s’avérer très éloquente pour attirer les visiteurs qui naviguent un site sans but précis. Si vous n’incluez pas de photo, le système utilisera une image standard de la Fête de la culture.  

Exemple : Utilisez une photo de votre atelier fétiche, une photo d’une activité de même nature en pleine action ou une photo d’une œuvre d’art colorée.

Avis aux festivals : il y a 7 façons de participer à la Fête de la culture

28 juin 2010 par aubreyreeves

Un festival dont les dates chevauchent celles de la Fête de la culture (24-26 septembre) peut facilement participer au mouvement – il suffit d’inscrire au programme les activités gratuites et participatives.

Et si les dates du festival ne correspondent pas à celle de la Fête de la culture ?

Qu’à cela ne tienne ! Un festival peut s’impliquer dans le mouvement de plusieurs façons, même  hors saison. La Fête de la culture peut servir à rappeler au public que votre festival contribue à la collectivité tout au long de l’année, même quand son activité est moins visible. C’est l’occasion de promouvoir votre prochain festival. Voici quelques suggestions.

Si la Fête de la culture a lieu de 1 à 3 mois avant votre festival

  • Organisez-vous pour lancer le catalogue et/ou le site web de votre festival pendant la Fête de la culture. Ça vous donnera l’occasion de faire du bruit autour du festival et de distribuer le catalogue à un nouveau public.
  • Préparez une accroche qui donnera au public un avant-goût de ce qui l’attend. Vous piquerez ainsi sa curiosité et stimulerez la vente de billets pour le festival.
  • Organisez une rencontre avec les artistes locaux qui participeront à votre festival. Cela non seulement mettra en évidence les artistes de la collectivité, mais permettra aussi aux artistes de faire connaissance les uns avec les autres et avec le personnel du festival dans le calme de la période creuse.
  • Organisez une séance en l’honneur des bénévoles, pour remercier de leur fidélité ceux qui vous ont servi par le passé et en recruter de nouveaux pour le prochain festival.

Si la Fête de la culture a lieu plus de 4 mois avant votre festival

  • Faites plus largement connaître l’appel de propositions pour le festival en tenant une séance avec l’organisateur ou le programmateur du festival. Ce sera l’occasion de joindre de nouveaux artistes et de répondre à certaines questions type qui vous sont posées sur les propositions.
  • Organisez un « salon du festival » où vous pourrez montrer des vidéos de festivals antérieurs, raconter des anecdotes pertinentes et inviter des artistes des années précédentes à parler de leur expérience en tant que participants. Si vous offrez un rabais sur la vente anticipée de billets, c’est le moment idéal de le rappeler au public.

Si votre festival vient tout juste de se terminer

  • Rendez hommage aux lauréats du festival en donnant au public la chance de voir une dernière fois les meilleurs moments de l’événement ou organisez une discussion en table ronde avec les lauréats.

Un dernier mot : il ne faut pas nécessairement monter des activités grandioses pendant votre saison creuse pour participer au mouvement de la Fête de la culture. Il peut s’agir simplement d’activités modestes et décontractées qui invitent le public à entrer dans votre univers et suscitent le dialogue et l’échange.

Si d’autres moyens permettant aux festivals de participer à la Fête de la culture vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas à afficher des commentaires !