La Fête de la culture 2010 nous a démontré que les municipalités jouent un rôle-clé à titre d’organisateurs communautaires : elles rassemblent de nombreuses activités créatives et maximisent leurs ressources pour fournir un support marketing qui augmente l’enthousiasme de la communauté à l’égard de la Fête de la culture et la participation du public. Dans cette entrevue, vous ferez connaissance avec Onalee Groves, agent de développement culturel de la ville de Barrie en Ontario, qui a été en grande partie responsable de la réussite de la Fête de la culture à Barrie l’an dernier.
FDC: Quand avez-vous entendu parler de la Fête de la culture pour la première fois?
OG: Je crois que notre conseiller provincial a envoyé des courriels pour nous informer et nous inciter à participer.
FDC: Qu’est-ce qui vous a décidé à y prendre part et sur quoi avez-vous misé pour la participation de votre communauté à la Fête de la culture?
OG: J’adorais l’idée de mieux faire connaître les arts à l’échelle nationale et j’étais persuadée que c’était une occasion merveilleuse de collaboration, non seulement avec notre milieu artistique, mais aussi nos entreprises, nos politiciens, notre industrie touristique, notre association de développement d’affaires et nos citoyens. C’était inspirant et merveilleux de savoir que nous faisions partie d’un événement d’une telle envergure et d’avoir l’occasion de mettre notre communauté en valeur sur les multiples plates-formes que la Fête de la culture a mises à notre disposition, comme le site Web, les annonces dans les journaux, les émissions à la CBC, etc.
FDC: Comment avez-vous abordé l’organisation de la Fête de la culture dans votre communauté? Avec quels individus et organismes avez-vous collaboré pour organiser et promouvoir vos activités?
OG: Nous avons formé un comité multisectoriel formé de représentants de notre comité arts-affaires, de notre galerie d’art (la galerie MacLaren), de la Barrie Folk Society, d’une de nos troupes de théâtre (Theatre by the Bay), de notre conseil des arts (dont plusieurs sont engagés dans des entreprises de médias sociaux comme Rhubarb Media et MH Connects) et de quelques entreprises locales comme la brasserie artisanale Flying Monkeys. Nous avons aussi invité des partenaires internes de la ville puisque nous avons utilisé nos installations de loisirs pour des spectacles et notre service des communications pour élaborer du matériel promotionnel. Chacun des organismes représentés sur le comité avait ses propres contacts auxquels nous avons fait appel pour élargir la portée de nos actions dans toute la ville.
FDC: Décrivez-nous ce que vous avez fait pour promouvoir les activités de la Fête de la culture et la faire connaître dans votre communauté?
OG: Nous avons utilisé les sites Web de la Fête de la culture et de la ville de Barrie, ainsi que les médias disponibles par l’entremise de notre service des communications, comme la rubrique «Barrie This Week» dans le journal local (The Barrie Examiner). Nous avons aussi émis des communiqués de presse pour mousser les événements et imprimé des brochures intitulées Passports to Culture (passeports culturels) décrivant chacune des activités que nous avons distribuées à l’avance dans une multitude de lieux pour mieux faire connaître la Fête de la culture.
Nous avons essayé de choisir des lieux où les citoyens ne s’attendent généralement pas à voir une activité artistique. Par exemple, nous avons organisé un flash mob avec notre compagnie d’opéra, Opera Belcanto, dans un de nos centres commerciaux. Les commerces, les entreprises et les installations de loisirs nous ont tous aidés en installant des affiches qui vantaient les activités et en disant aux passants où ils pouvaient se procurer leurs «passeports».
FDC: Comment votre campagne de marketing s’est-elle mise en place? Avez-vous pu obtenir la collaboration de commanditaires médiatiques et promotionnels?
OG: L’an dernier, nous avons obtenu la collaboration des médias locaux, mais cette année, j’aimerais les approcher plus tôt et obtenir un commanditaire pour chaque média (un journal local, une télévision et une radio) pour augmenter la diffusion.
FDC: Y a-t-il des périodes avant et durant la fin de semaine de la Fête de la culture qui se sont démarquées à votre esprit?
OG: On pouvait sentir l’effervescence augmenter dans la communauté à mesure que l’événement approchait. Je crois que les artistes diffusaient beaucoup d’énergie positive.
FDC: À la suite de votre première expérience de la Fête de la culture en 2010, quels avantages à long terme ou effets durables avez-vous identifiés en matière de participation annuelle continue? Avez-vous eu des défis?
OG: J’ai vu que cet événement avait un potentiel énorme. Tout a commencé l’an dernier avec un événement d’un jour et je prévois le développer au cours des prochaines années en invitant plus d’artistes, plus d’entreprises, plus de lieux, plus de partenaires, etc. Je crois qu’il n’y a pas de limites avec ce projet! Notre défi sera de trouver des commanditaires pour absorber certains coûts au fil de notre croissance, mais je crois que nous pouvons bâtir des relations avec ceux qui apprécient la valeur des arts, comme les médias et les partenaires d’affaires.
FDC: Quels conseils pouvez-vous donner aux autres organisateurs communautaires qui prévoient prendre part à la Fête de la culture 2011?
OG: Je dirais simplement que certaines expériences ne sont pas aussi positives que d’autres. Certains artistes n’ont pas été fiables et ne se sont pas présentés à l’endroit prévu, ce qui a fâché les propriétaires d’entreprise qui les attendaient. Cette année, je m’efforcerai d’éviter ce genre de problèmes en demandant à des bénévoles de faire la tournée des lieux pour remplacer les artistes qui nous font faux bond. Mon conseil serait donc d’engager de nombreux bénévoles. L’an dernier, nous n’en avions que sur les lieux où se déroulaient plusieurs activités à la fois.
FDC: Avez-vous appris quelque chose en 2010 qui vous servirait de leçon pour l’avenir ou que vous considérez comme un facteur-clé de réussite?
OG: Nous sommes heureux cette année de jumeler la Fête de la culture avec Doors Open et une autre activité organisée au MacLaren Art Centre intitulée Carnegie Days. Nous espérons que cette promotion croisée nous permettra d’élargir notre public et d’accroître notre notoriété. Je crois que nous sommes en train de bâtir un partenariat formidable qui a un excellent potentiel de croissance.
FDC: Voulez-vous nous dire autre chose sur votre expérience de la Fête de la culture?
OG: À tous ceux qui hésitent encore, je dis simplement de se lancer dans l’aventure. C’est une occasion stimulante pour les villes, grandes et petites, et cet événement a le pouvoir de bénéficier à la communauté tout entière, et non seulement au milieu des arts. Qu’est-ce que vous attendez?
Regardez le flash mob de l’Opera Belcanto dans une centre commercial de Barrie.
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