La ville de Richmond, C.-B., a coordonné l’une des campagnes de la Fête de la culture parmi les plus réussies du pays en 2010 et 2011, se classant neuvième en ce qui a trait au nombre d’activités présentées et cinquième parmi les villes régionales et périphériques en 2011. Comme il y a un nombre croissant de municipalités à travers le Canada qui prennent les devants pour encourager la participation à la Fête de la culture dans leurs communautés, Liesl Jauk, directrice du développement culturel de la Ville de Richmond, en Colombie-Britannique, et membre du groupe de travail de la Fête de la culture en C.-B., présentera les défis et les possibilités liés à une campagne locale bien menée dans le cadre de la conférence annuelle d’Arts BC, le samedi 21 avril.
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La campagne de Richmond présentée dans le cadre de la conférence annuelle et l’AGA d’Arts BC
La « semaine de la Fête de la culture » à la CBC
Le partenaire de diffusion national de la Fête de la culture, CBC, lance aujourd’hui une programmation spéciale multiplateforme à thématique culturelle qui durera toute la semaine menant au week-end de la Fête de la culture (30 septembre, 1er et 2 octobre).
CBC, qui célèbre son 75e anniversaire cette année, montre à quel point elle a été un moteur de la culture au Canada au fil des ans, comme en fait foi son engagement à soutenir le mouvement de la Fête de la culture. Tout au long de la semaine, les animateurs et les personnalités en ondes exploreront la vitalité de la scène artistique et culturelle de nos communautés partout au pays et dévoileront les secrets culturels d’une ville ou d’une région en particulier à travers les yeux d’éminents habitants de l’endroit. Il y aura un concours pour trouver la ville ou le village le plus branché au Canada sur le plan culturel, selon des critères établis par des juges locaux. La ville ou le village gagnant sera choisi par le public; alors, assurez-vous de rester à l’écoute ou d’ouvrir une session pour voter pour votre ville ou votre village!
Pour célébrer son 75e anniversaire, CBC organise une activité qui fait partie du week-end de la Fête de la culture : les Centres de radiodiffusion de CBC ouvriront leurs portes au public le samedi 1er octobre. Les visiteurs auront la chance d’explorer tous les recoins de « l’art de la radiodiffusion » sur toutes les plateformes : de la visite des studios aux équipements des installations, le public pourra faire l’expérience de CBC, une partie intégrante des arts et de la culture dans les communautés et à l’échelle du pays!
« La semaine de la Fête de la culture » à la CBC culminera avec la diffusion de CBC Live! A Kick-Off to Culture Days dans les studios de Vancouver le 30 septembre. Toute la journée, il y aura en direct des manifestations et des reportages avec une brochette de personnalités; un concert de minuit conclura le tout avec, en vedette, plusieurs des plus grands talents musicaux du Canada.
La Signalisation des lieux Zones radieuses est maintenant disponible pour tous les organisateurs d’activités!
Grâce au soutien généreux de la Financière Sun Life, partenaire visionnaire fondateur principal, la Signalisation des lieux Zones radieuses est maintenant disponible pour tous les organisateurs d’activités!
Ces bannières rondes autoadhésives en vinyle d’un diamètre de 30 cm sont gratuites et seront un outil essentiel pour les organisateurs dont les activités seront identifiées comme des « activités de la Fête de la culture », ce qui aidera le public à les trouver facilement. Ces bannières peuvent être apposées aux fenêtres, aux murs ou à presque toute autre surface pour faciliter l’identification du lieu de votre activité.
Non seulement cette signalisation sert à orienter les spectateurs et leur confirme qu’ils sont à la bonne place, on y trouve aussi un « appel à l’action » qui encourage les personnes à se servir de leur téléphone intelligent pour partager aux membres de leur réseau, via les plateformes de médias sociaux, ce qu’ils sont en train de faire dans une activité en particulier, ce qui fait connaître les organisateurs, leur pratique, leur organisme.
Tout à fait gratuite, la Signalisation des lieux Zones radieuses de la Fête de la culture est disponible dès maintenant dans toutes les succursales de la Financière Sun Life. La Signalisation des lieux Zones radieuses sera disponible dans les succursales du 21 au 29 septembre, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30, heure locale. S’il vous est impossible de passer prendre votre signalisation à une succursale de la Financière Sun Life, veuillez communiquer avec votre représentant provincial pour savoir comment l’obtenir autrement.
Pour trouver le centre financier le plus proche, veuillez cliquer ci-dessous sur le lien de votre province de résidence puis utiliser la carte de géolocalisation du site Web de la Financière Sun Life pour trouver votre succursale :
Colombie-Britannique
Saskatchewan
Manitoba
Ontario
Nouveau-Brunswick
Nouvelle-Écosse
L’Île-du-Prince-Édouard
Terre-Neuve-et-Labrador
Les résidents des Territoires sont priés de contacter Reuben Finley à reubenfinley@fetedelaculture.ca pour obtenir leur bannière.
Une version imprimable de la Signalisation des lieux Zones radieuses peut aussi être téléchargée sur le site Web de la Fête de la Culture; elle fait partie des outils gratuits contenus dans la Trousse de marketing de la Fête de la Culture. Vous pouvez télécharger et imprimer une copie noir et blanc ou en couleur de la Signalisation Zones radieuses sur une feuille 8 ½ X 11 ou 11 X 17.
La Fête de la culture lance la série vidéo « Conversations », présentée par la CBC, partenaire de diffusion national de la Fête de la culture
Aujourd’hui, c’est le lancement de la série vidéo « Conversations », présentée par la CBC, partenaire de diffusion national de la Fête de la culture. Cette série présente les principaux chefs de file des secteurs des arts et de la culture au Canada et, du même coup, les organismes qu’ils représentent. En mettant en lumière le rôle important que jouent ces organismes afin de stimuler les liens entre les arts et la culture et les auditoires canadiens, cette série révèle les manières multiples et diversifiées qu’adopte la Fête de la culture pour faciliter et développer ces liens.
Les clips vidéo sortiront au cours des prochaines semaines qui mènent à la fin de semaine de la Fête de la culture. Les premiers clips donneront la parole à :
Kirstine Stewart, vice-présidente principale des Services anglais de CBC et membre du comité directeur de la Fête de la culture
Kirstine raconte à quel point la Fête de la culture offre des possibilités à la CBC, qui célèbre son 75e anniversaire cette année, en lui permettant de créer des liens avec les communautés de familles qui ont fait une place à la CBC dans leur demeure depuis les premiers jours. CBC/Radio Canada rêve du jour où il y aura une « Journée des arts au Canada » comme jadis il y avait une « Soirée du hockey au Canada ». (disponible en anglais seulement)
Antoni Cimolino, directeur général du Stratford Shakespeare Festival et président du comité directeur de la Fête de la culture
Antoni raconte comment il a vécu la « vraie magie de la Fête de la culture » quand des artistes de Stratford se sont réunis pour planifier une activité pour la fin de semaine inaugurale de la Fête de culture en 2010 : le point culminant de cette planification a pris la forme d’une foire de rue où 3 500 personnes se sont rassemblées pour célébrer les arts, les artistes et la communauté de Stratford dans son ensemble. (disponible en anglais seulement)
Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada
Marc décrit le processus d’élaboration des programmes du Musée des beaux-arts du Canada, qui sont au service de l’ensemble de la population canadienne, et explique comment la participation à la Fête de la culture fait naître des rapports plus profonds entre le public et les arts. Ainsi, explique Marc, le musée peut poursuivre son objectif de faciliter l’accès du public à la collection nationale du musée; la culture canadienne des arts visuels s’insère dans le contexte plus vaste de l’histoire de l’art.
Piers Handling, directeur et chef de la direction du Festival international du film de Toronto
Piers parle de l’effet de la Fête de la culture dans les communautés. Il estime aussi que la participation du FIFT à la Fête de la culture permet à l’organisme de jouer un rôle de chef de file auprès des autres festivals et organismes, car le FIFT ouvre ses portes et offre ses ressources au public pendant tout le weekend de la Fête de la culture. (disponible en anglais seulement)
Les clips « Conversations » à venir présenteront des entrevues réalisées avec:
Bruce Kuwabara, partenaire fondateur, KPMB Architects
Zaib Shaikh, acteur, réalisateur et producteur
Martha Henry, CC, Actrice
Jeff Melanson, directeur exécutif et coprésident directeur général, École nationale de ballet du Canada
Louise Sicuro, présidente directrice générale, Culture pour tous
Andy Kenins, president élu, Tafelmusik Baroque Orchestra and Chamber Choir
Luce Moreau, présidente directrice générale, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal
James (Jim) Fleck, OC, président, Le monde des affaires pour les arts
Janice Price, directrice général, Festival Luminato
Stuart Reid, directeur général, MacKenzie Art Gallery
Marie Lavigne, présidente directrice générale, Société de la Place des Arts de Montréal
Sarah Iley, vice-présidente de la programmation, The Banff Centre
Sal Ferreras, vice-présidente à l’enseignement, Vancouver Community College
Tom McCabe, président directeur général, Theatre Calgary
Les premières vidéos de la série sont maintenant EN LIGNE et disponible sur la chaîne YouTube de la Fête de la culture! Revenez souvent pour voir les vidéos qui s’ajouteront dans les derniers moments précédant la fin de semaine de la Fête de la culture…
Waabi-ma’iingan Traditional Teaching Lodge – Thunder Bay, Ontario
Nazanin Shoja, animatrice et coordonnatrice de la Fête de la culture au Conseil des arts de l’Ontario, s’est entretenue avec Cynthia Coons, la coordonnatrice adjointe de la Waabi-ma’iingan Traditional Teaching Lodge sur ce que cette « hutte s’enseignement » a offert aux citoyens de Thunder Bay lors de la première Fête de la culture en 2010.

Fête de la culture – Qui êtes-vous et que faites-vous?
Cynthia Coons – Waabi-ma’iingan (« loup gris ») est une « teaching lodge », un lieu qui permet aux gens de renouer avec leur spiritualité. Nous organisons des cérémonies quatre fois par année, des rencontres pour les anciens et les jeunes une fois par année et des cercles de partage toutes les deux semaines. Waabi-ma’iingan a pour objectif de favoriser la tolérance et offre un environnement agréable où les non-autochtones peuvent découvrir la culture des Premières nations.
Fdlc – Quelle est la particularité de l’activité que vous avez organisée l’an dernier dans le cadre de la Fête de la culture?
CC – Nous avons organisé un rassemblement d’anciens et de jeunes autour du thème « Voix du passé pour l’avenir ». De nombreuses personnes sont venues entendre des anciens provenant de 50 communautés de partout en Ontario.
Fdlc — Qu’est-ce qui vous a inspiré ou surpris à propos de la Fête de la culture?
CC – L’événement a été une grande réussite. Tout le monde nous demandait quand aurait lieu la prochaine rencontre!
Fdlc — D’après vous, quel effet a eu la Fête de la culture dans votre communauté?
CC – Très positif. La dernière journée, nous avons invité les jeunes à parler. Ils ont discuté de différents problèmes comme le racisme. Ils ont manifesté leur volonté d’en apprendre davantage sur leur culture et de redécouvrir leur langue et leur patrimoine. À la suite de ces discussions, nous avons organisé des rencontres à l’école secondaire St. Pat où un conseiller visite les élèves pour leur enseigner la culture et des traditions autochtones. On projette aussi d’aménager une hutte de sudation pour eux puisqu’ils n’y avaient pas accès auparavant.
Partagez votre vision
Amir Ali Alibhai, directeur général de Alliance for Arts & Culture et membre actif du groupe de travail de la Fête de la culture en Colombie-Britannique, partage ici sa vision personnelle de la Fête de la culture.
Cliquez ici pour sa vision! (en anglais seulement)
Si vous souhaitez vous aussi commenter sur l’importance de la participation et de l’engagement du public dans les arts et la culture, vous pouvez le faire sur notre blogue! Si vous avez votre propre blogue, faites-nous le savoir en écrivant à histoires@fetedelaculture.ca. Il nous fera plaisir de partager votre point de vue et vos anecdotes avec le réseau sans cesse grandissant de la Fête de la culture.
L’argumentaire éclair : une explication concise de la Fête de la culture
Plus la fin de semaine de la Fête de la culture approche et plus les gens en parlent. Mais vous vous demandez peut-être comment expliquer la Fête de la culture. Sans trop vous étendre sur le sujet ou vous enfoncer dans les détails, comment décrire la Fête de la culture?
L’argumentaire éclair est un outil vraiment efficace pour mettre en lumière les aspects principaux et uniques de la Fête de la culture, et faire connaître le mouvement à une personne qui n’en a jamais entendu parler. L’argumentaire éclair est une description courte et concise qui, comme son nom anglais l’indique (‘elevator pitch’), est un résumé qui doit pouvoir être lu pendant un court trajet en ascenseur.
Lorsque que vous parlez de votre activité ou de la Fête de la culture à vos amis, aux membres de votre famille ou à toute autre personne, l’argumentaire éclair est une manière séduisante et efficace de vous faire entendre!
Voici un argumentaire éclair dont vous pouvez vous servir lorsque vous parlez de la Fête de la culture.
Fête de la culture - Argumentaire éclair
- La Fête de la culture est un mouvement bénévole pancanadien axé sur la collaboration dont le but est de favoriser la sensibilisation, l’accessibilité, la participation et l’engagement de tous les Canadiens à la vie artistique et culturelle de leurs communautés.
- La Fête de la culture est un mouvement communautaire qui se mobilise pour mettre en œuvre chaque année à l’échelle provinciale des activités participatives menées simultanément lors de la dernière fin de semaine de septembre.
- Cette année, la Fête de la culture se déroule partout au pays le 30 septembre et les 1er et 2 octobre.
- Des milliers d’artistes, de personnes, d’organismes et de communautés participent à l’organisation de la Fête de la culture.
- La Fête de la culture offre des activités pratiques, interactives et gratuites qui proposent aux spectateurs de participer à des expériences « en coulisses » pour découvrir l’univers des artistes, des créateurs, des historiens, des architectes, des conservateurs et des concepteurs à l’œuvre dans leur communauté.
- La Fête de la culture est la plus grande campagne communautaire jamais mise sur pied au Canada pour célébrer les arts et encourager la participation à la vie culturelle.
- Pour en savoir plus, visitez le site Web de la Fête de la culture : Fetedelaculture.ca
Onalee Groves – Barrie en Ontario
La Fête de la culture 2010 nous a démontré que les municipalités jouent un rôle-clé à titre d’organisateurs communautaires : elles rassemblent de nombreuses activités créatives et maximisent leurs ressources pour fournir un support marketing qui augmente l’enthousiasme de la communauté à l’égard de la Fête de la culture et la participation du public. Dans cette entrevue, vous ferez connaissance avec Onalee Groves, agent de développement culturel de la ville de Barrie en Ontario, qui a été en grande partie responsable de la réussite de la Fête de la culture à Barrie l’an dernier.
FDC: Quand avez-vous entendu parler de la Fête de la culture pour la première fois?
OG: Je crois que notre conseiller provincial a envoyé des courriels pour nous informer et nous inciter à participer.
FDC: Qu’est-ce qui vous a décidé à y prendre part et sur quoi avez-vous misé pour la participation de votre communauté à la Fête de la culture?
OG: J’adorais l’idée de mieux faire connaître les arts à l’échelle nationale et j’étais persuadée que c’était une occasion merveilleuse de collaboration, non seulement avec notre milieu artistique, mais aussi nos entreprises, nos politiciens, notre industrie touristique, notre association de développement d’affaires et nos citoyens. C’était inspirant et merveilleux de savoir que nous faisions partie d’un événement d’une telle envergure et d’avoir l’occasion de mettre notre communauté en valeur sur les multiples plates-formes que la Fête de la culture a mises à notre disposition, comme le site Web, les annonces dans les journaux, les émissions à la CBC, etc.
FDC: Comment avez-vous abordé l’organisation de la Fête de la culture dans votre communauté? Avec quels individus et organismes avez-vous collaboré pour organiser et promouvoir vos activités?
OG: Nous avons formé un comité multisectoriel formé de représentants de notre comité arts-affaires, de notre galerie d’art (la galerie MacLaren), de la Barrie Folk Society, d’une de nos troupes de théâtre (Theatre by the Bay), de notre conseil des arts (dont plusieurs sont engagés dans des entreprises de médias sociaux comme Rhubarb Media et MH Connects) et de quelques entreprises locales comme la brasserie artisanale Flying Monkeys. Nous avons aussi invité des partenaires internes de la ville puisque nous avons utilisé nos installations de loisirs pour des spectacles et notre service des communications pour élaborer du matériel promotionnel. Chacun des organismes représentés sur le comité avait ses propres contacts auxquels nous avons fait appel pour élargir la portée de nos actions dans toute la ville.
FDC: Décrivez-nous ce que vous avez fait pour promouvoir les activités de la Fête de la culture et la faire connaître dans votre communauté?
OG: Nous avons utilisé les sites Web de la Fête de la culture et de la ville de Barrie, ainsi que les médias disponibles par l’entremise de notre service des communications, comme la rubrique «Barrie This Week» dans le journal local (The Barrie Examiner). Nous avons aussi émis des communiqués de presse pour mousser les événements et imprimé des brochures intitulées Passports to Culture (passeports culturels) décrivant chacune des activités que nous avons distribuées à l’avance dans une multitude de lieux pour mieux faire connaître la Fête de la culture.
Nous avons essayé de choisir des lieux où les citoyens ne s’attendent généralement pas à voir une activité artistique. Par exemple, nous avons organisé un flash mob avec notre compagnie d’opéra, Opera Belcanto, dans un de nos centres commerciaux. Les commerces, les entreprises et les installations de loisirs nous ont tous aidés en installant des affiches qui vantaient les activités et en disant aux passants où ils pouvaient se procurer leurs «passeports».
FDC: Comment votre campagne de marketing s’est-elle mise en place? Avez-vous pu obtenir la collaboration de commanditaires médiatiques et promotionnels?
OG: L’an dernier, nous avons obtenu la collaboration des médias locaux, mais cette année, j’aimerais les approcher plus tôt et obtenir un commanditaire pour chaque média (un journal local, une télévision et une radio) pour augmenter la diffusion.
FDC: Y a-t-il des périodes avant et durant la fin de semaine de la Fête de la culture qui se sont démarquées à votre esprit?
OG: On pouvait sentir l’effervescence augmenter dans la communauté à mesure que l’événement approchait. Je crois que les artistes diffusaient beaucoup d’énergie positive.
FDC: À la suite de votre première expérience de la Fête de la culture en 2010, quels avantages à long terme ou effets durables avez-vous identifiés en matière de participation annuelle continue? Avez-vous eu des défis?
OG: J’ai vu que cet événement avait un potentiel énorme. Tout a commencé l’an dernier avec un événement d’un jour et je prévois le développer au cours des prochaines années en invitant plus d’artistes, plus d’entreprises, plus de lieux, plus de partenaires, etc. Je crois qu’il n’y a pas de limites avec ce projet! Notre défi sera de trouver des commanditaires pour absorber certains coûts au fil de notre croissance, mais je crois que nous pouvons bâtir des relations avec ceux qui apprécient la valeur des arts, comme les médias et les partenaires d’affaires.
FDC: Quels conseils pouvez-vous donner aux autres organisateurs communautaires qui prévoient prendre part à la Fête de la culture 2011?
OG: Je dirais simplement que certaines expériences ne sont pas aussi positives que d’autres. Certains artistes n’ont pas été fiables et ne se sont pas présentés à l’endroit prévu, ce qui a fâché les propriétaires d’entreprise qui les attendaient. Cette année, je m’efforcerai d’éviter ce genre de problèmes en demandant à des bénévoles de faire la tournée des lieux pour remplacer les artistes qui nous font faux bond. Mon conseil serait donc d’engager de nombreux bénévoles. L’an dernier, nous n’en avions que sur les lieux où se déroulaient plusieurs activités à la fois.
FDC: Avez-vous appris quelque chose en 2010 qui vous servirait de leçon pour l’avenir ou que vous considérez comme un facteur-clé de réussite?
OG: Nous sommes heureux cette année de jumeler la Fête de la culture avec Doors Open et une autre activité organisée au MacLaren Art Centre intitulée Carnegie Days. Nous espérons que cette promotion croisée nous permettra d’élargir notre public et d’accroître notre notoriété. Je crois que nous sommes en train de bâtir un partenariat formidable qui a un excellent potentiel de croissance.
FDC: Voulez-vous nous dire autre chose sur votre expérience de la Fête de la culture?
OG: À tous ceux qui hésitent encore, je dis simplement de se lancer dans l’aventure. C’est une occasion stimulante pour les villes, grandes et petites, et cet événement a le pouvoir de bénéficier à la communauté tout entière, et non seulement au milieu des arts. Qu’est-ce que vous attendez?
Regardez le flash mob de l’Opera Belcanto dans une centre commercial de Barrie.
Racontez-nous votre Fête de la culture! Envoyez-nous un courriel à l’adresse histoires@fetedelaculture.ca et téléversez vos photos sur Flickr. Vous pouvez aussi écrire un billet sur le blogue de la Fête de la culture, ajouter vos commentaires, photos et vidéos sur Facebook ou encore rédiger un gazouillis sur Twitter tweet identifié du mot-clic #fetedelaculture et nous le diffuserons.
Liesl Jauk – Richmond en Colombie-Britannique
La Fête de la culture 2010 nous a démontré que les municipalités jouent un rôle-clé à titre d’organisateurs communautaires : elles rassemblent de nombreuses activités créatives et maximisent leurs ressources pour fournir un support marketing au plan local qui augmente l’enthousiasme de la communauté à l’égard de la Fête de la culture et la participation du public. Dans cette entrevue, vous ferez connaissance avec Liesl Jauk, directrice du développement culturel pour la ville de Richmond en Colombie-Britannique, qui a joué un rôle de premier plan dans le succès de la première Fête de la culture. Liesl est aussi membre du groupe de travail de la Fête de la culture de sa province.
la ville de Richmond en Colombie-Britannique
Fête de la culture : Décrivez-nous brièvement votre fonction et votre expérience.
Liesl Jauk: Je suis directrice du développement culturel de la ville de Richmond depuis l’automne 2008. Je travaille dans le milieu des arts de Vancouver depuis une vingtaine d’années. Plus récemment, je codirigeais Rebus Creative qui, entre autres, produit le festival The Word On The Street et les BC Book Prizes, et s’occupe du marketing pour le Circle Craft Christmas Market. Je suis conceptrice graphique pour de nombreux clients dans le milieu culturel, coordonnatrice marketing et productrice d’événements à l’occasion. Pour ce qui est de ma formation, je détiens un baccalauréat en histoire de l’art et une maîtrise en histoire sociale de l’art, et j’ai suivi certaines cours universitaires en arts visuels (peinture, dessin, gravure, etc.).
FDC : Comment avez-vous entendu parler de la Fête de la culture pour la première fois?
LJ : J’ai reçu un courriel de la Fête de la culture. J’ignore comment mon nom s’est trouvé sur la liste d’envoi, probablement par l’entremise du Réseau des villes créatives ou de l’Alliance for Arts and Culture.
FDC : Qu’est-ce qui vous a décidée à participer? Quels sont les avantages pour la ville de Richmond?
LJ : En toute honnêteté, c’est ma patronne, Jane Fernyhough, qui m’a dit de le faire!
FDC : Comment avez-vous abordé la promotion de la Fête de la culture? Quelles ont été les principales personnes et organisations à s’investir dans l’événement?
LJ : En premier lieu, j’ai communiqué avec la Fête de la culture pour savoir ce qui était offert ou non, c’est-à-dire de quelle façon on devait ou pouvait utiliser le branding de la Fête de la culture, reconnaître les commanditaires, etc. Le principal problème, c’est que nous disposions d’un outil d’envergure nationale, plutôt que d’une campagne de marketing local susceptible d’avoir des retombées «sur le terrain». Outre sa raison d’être qui est un appel à la participation, la Fête de la culture se limite, sur le plan du marketing, à une identité graphique et à un site Web. Les annonces à la CBC et dans le Globe and Mail sont bien belles, mais elles n’ont aucun sens à l’extérieur d’un public plutôt restreint dans les centres urbains. Pour que la Fête de la culture ait de l’impact dans une communauté comme Richmond, elle doit faire l’objet d’une promotion au niveau local, dans les journaux communautaires, etc., ce qui exige de l’argent, le soutien de la communauté culturelle et la participation de partenaires locaux comme The Richmond Review et l’office du tourisme de Richmond, dans notre cas.
FDC : Richmond a élaboré une campagne marketing impressionnante pour la Fête de la culture. Expliquez-nous ce que vous avez fait pour promouvoir l’événement.
LJ : Dans le cadre de mes fonctions, j’ai les adresses courriel de centaines d’artistes, de regroupements, d’entreprises et autres de la région. J’utilise cette liste pour faire connaître les événements et initiatives susceptibles d’intéresser le milieu culturel. C’est donc par l’entremise de cette liste que j’ai informé le milieu des arts de la région de la tenue de la Fête de la culture et que j’ai présenté les opérations promotionnelles offertes par l’entremise de la campagne de Richmond. Ces courriels donnaient des instructions claires, comme le type d’activités admissibles et les échéances pour figurer dans le matériel promotionnel imprimé, par exemple. Au fil des semaines, nous avons ajouté des renseignements sur les nouvelles occasions et annoncé les mises à jour. En bref, j’invitais tout le monde à participer, à profiter d’une promotion gratuite et à s’abonner au bulletin électronique de la Fête de la culture.
FDC : Comment toutes les activités de marketing se sont-elles harmonisées? Comment avez-vous réussi à convaincre les médias et les commanditaires promotionnels à participer?
LJ : Nous avons invité des représentants du Richmond Review et de Tourism Richmond à nous aider à élaborer l’ensemble de la campagne, puisque la Fête de la culture était aussi nouvelle pour nous que pour eux. Je pense qu’en en faisant des partenaires à part entière dès le départ, ils se sentaient plus engagés puisqu’ils y avaient participé à la création du programme. C’est lors de ces rencontres que nous avons eu l’idée de la tournée en minibus pour les journalistes et les blogueurs et du numéro du journal donnant un aperçu de la rentrée culturelle d’automne qui comportait un supplément de quatre pages donnant toutes les activités officielles de la Fête de la culture dans la région de Richmond.
FDC : Y a-t-il des périodes avant et durant la fin de semaine de la Fête de la culture qui se sont démarquées à votre esprit?
LJ : La tournée en minibus a été une attraction importante. Par chance il faisait très beau et nous avons fait des visites intéressantes dans les coulisses du théâtre Gateway et dans la réserve des collections du musée. On a aussi vécu une belle expérience lors du repas en plein air au Terra Nova Rural Park pour admirer le tout nouveau four à pain, faire l’expérience de l’agriculture «patrimoniale» et déguster de la nourriture préparée à partir d’ingrédients locaux. Tous les visiteurs rayonnaient de joie à l’idée d’avoir vécu une expérience vraiment exceptionnelle.
La visite du théâtre Gateway (où étaient exposés des costumes, des plans de décors, des maquettes, des masques, etc.) a aussi été une belle réussite. De toute évidence, les visiteurs étaient très attentifs et fascinés d’apprendre comment se fait le théâtre.
Nous avons aussi installé notre quartier général au centre culturel pour la fin de semaine puisque de nombreux événements s’y déroulaient. Dans le hall d’entrée, nous avons exposé une grande affiche ornée de ballons où se trouvaient la liste, les dates, les heures d’événements et les pièces où se déroulaient les activités de la Fête de la culture. La signalisation portant le logo de la Fête de la culture nous a aussi aidés à attirer des gens qui passaient par là.
FDC : Après cette première expérience de la Fête de la culture l’an dernier, quels avantages à long terme avez-vous identifiés? Quels défis??
LJ: Notre expérience à Richmond a été extrêmement positive. Le supplément accompagnant le journal a été distribué à la porte de pratiquement chaque citoyen de la ville. Alors, pour ce qui est d’accroître la visibilité de l’art, de la culture et du patrimoine dans notre communauté, je peux dire que notre expérience a été très fructueuse.
De plus, les artistes participants et les organismes se sont fait connaître en plus de partager leur travail et leur enthousiasme avec le grand public. Quelques groupes communautaires gérés par des bénévoles ont participé et ont été surpris, je crois, d’avoir eu autant de plaisir tout en améliorant leur notoriété.
Je n’ai aucun problème particulier en tête. L’an prochain, nous allons poster des bénévoles à l’entrée du centre culturel pour offrir aux visiteurs un accueil et des renseignements personnalisés.
FDC : Quels conseils pouvez-vous donner aux autres organisateurs communautaires qui prévoient prendre part à la Fête de la culture 2011? Avez-vous appris quelque chose en 2010 que vous qualifiez de leçon pour l’avenir ou de facteur-clé de réussite?
LJ : Faites un partenariat avec votre journal local, celui qui est livré à chaque citoyen de votre communauté. Si vous n’avez pas de liste d’envoi par courriel regroupant des artistes et des organismes culturels, associez-vous à quelqu’un qui en a une. La clé, c’est de communiquer le plus directement possible avec les participants éventuels. Décrivez de façon enthousiaste ce qu’ils en retireront et agissez. Dans notre cas, la plupart des artistes participants n’avaient pas la capacité de faire beaucoup plus qu’organiser leur propre activité. Ils se fiaient sur nous pour le marketing, la publicité, etc.
FDC : Que prévoyez-vous faire en septembre prochain?
LJ : Comme il se doit, ce sont les artistes et les organismes culturels qui détermineront la teneur des activités offertes au public. Pour notre part, nous sommes très heureux de la façon dont les choses se sont déroulées, alors nous les répéteront telles quelles, avec quelques améliorations mineures.
FDC : Voulez-vous nous dire autre chose sur votre expérience de la Fête de la culture?
LJ : Pour la première année, la Fête de la culture a été à Richmond une réussite au-delà de nos attentes, grâce en grande partie à l’enthousiasme de nos partenaires, le Richmond Review et l’office du tourisme de la ville, qui se sont associés au projet à titre de partenaires créatifs désireux d’élaborer une campagne d’envergure municipale.
La Fête de la culture est passée d’une «chose que nous devions faire» à une occasion sans précédent de démontrer la vitalité de la communauté culturelle de Richmond et les citoyens et organisateurs d’événements ont adopté avec enthousiasme cet événement qui leur a permis de communiquer leur passion au-delà de leur cercle habitue.
Nous avons réussi non seulement à participer à une fin de semaine nationale de célébration des arts et de la culture, nous avons aussi exploité l’image de marque de la Fête de la culture à nos propres fins, pour augmenter la notoriété auprès des citoyens de Richmond et augmenter la notoriété de la ville jusqu’à l’échelle nationale.
Racontez-nous votre Fête de la culture! Envoyez-nous un courriel à l’adresse histoires@fetedelaculture.ca et téléversez vos photos sur Flickr. Vous pouvez aussi écrire un billet sur le blogue de la Fête de la culture, ajouter vos commentaires, photos et vidéos sur Facebook ou encore rédiger un gazouillis sur Twitter tweet identifié du mot-clic #fetedelaculture et nous le diffuserons.
Crystal Kolt – Flin Flon, Manitoba
L’histoire de Flin Flon au Manitoba et de la façon dont cette ville a célébré la Fête de la culture 2010 est un exemple inspirant de ce qui peut se produire dans une petite communauté du Nord canadien qui a l’art à cœur. Dans cette chronique, vous lirez un compte-rendu de Crystal Kolt, coordonnatrice culturelle au conseil des arts de Flin Flon, qui a été décrite par les gens de sa communauté comme l’étincelle qui a allumé les célébrations dans ce qu’elle appelle « le Centre-Nord du Canada ».
La danse sur la rue principale, Flin Flon, MB. Photo: Julian Kolt, Cottage North.
Au cours de la fin de semaine, les citoyens de Flin Flon au Manitoba et de Creighton et Denare Beach en Saskatchewan ont pu entendre de l’opéra, du jazz, de la musique country, du hip-hop, du classique-pop, de la musique médiévale « légère », du chant a cappella, de la musique instrumentale, des chorales, des chanteurs solistes, de la comédie musicale, du heavy metal, du rock, des violoneux et de la musique métisse, autochtone et celtique.
Ils ont pu se faire maquiller et admirer des masques et des œuvres faisant appel à une multitude de techniques : l’acrylique, le batik, la poterie, l’écorce de bouleau à motifs mordelés, le touffetage de poils de caribou, le tissage, la courtepointe, l’aquarelle, le textile, les médias mixtes et le dessin à la craie sur le trottoir.
Nous avons vu du théâtre, de l’improvisation et du conte; nous avons visité des musées et des ateliers d’artistes; nous nous sommes initiés à l’histoire, au patrimoine, à la littérature et à la danse. Nous nous sommes familiarisés avec les cultures autochtones, métisses et étrangères.
Nous avons organisé notre tout premier défilé de haute couture, nous avons souligné le talent de nos jeunes en cinéma et, chose incroyable, environ 300 personnes ont dansé sur la rue principale au son de la chanson Waving Flag du rappeur K’Naan.
Je m’appelle Crystal Kolt. Je suis la coordonnatrice culturelle du conseil des arts de Flin Flon et je siège au comité de travail de la Fête de la culture pour le Manitoba. J’ai aussi organisé les activités de la Fête de la culture qui se sont déroulées dans la région que j’appelle le « Centre-Nord du Canada » et qui comprend Flin Flon (Manitoba et Saskatchewan), Creighton et Denare Beach (Saskatchewan). L’an dernier, nous avons aussi inclus ces trois villes du Manitoba : Thompson, Cranberry Portage et The Pas.
C’est Jean Giguère, présidente du groupe de travail du Manitoba et membre du comité national de la Fête de la culture, qui a été la première à me parler de la Fête de la culture. J’ai été conquise dès que Jean m’a révélé l’existence de ce mouvement pancanadien pour célébrer l’art et la culture simultanément partout au pays. Je sentais depuis un bon moment que le Canada avait besoin de quelque chose pour affirmer sa confiance dans la force de son identité artistique. Comme je vis dans une petite communauté nordique plutôt éloignée, j’étais excitée d’avoir enfin l’occasion de nous relier solidairement au reste du pays à titre d’artistes et d’amateurs de notre art. Grâce au soutien de nos plus grands médias, j’ai senti que nous, à titre de Canadiens, avions enfin la possibilité de partager nos contacts, nos artistes, nos communautés et nos réseaux comme nous n’en avions jamais eu l’occasion auparavant.
J’ai d’abord cru que Flin Flon et Creighton joueraient un rôle modeste dans la Fête de la culture. Les gens négatifs croyaient qu’il ferait trop froid, que l’on était trop proches de la rentrée pour faire participer les écoles et trop proches de l’hiver pour profiter de l’extérieur, que le mouvement était trop peu connu pour que les organismes soient intéressés à participer et trop nouveau pour que nous ayons une vision claire de ce que nous voulions faire. Éventuellement, il y en aurait aussi pour penser que ce serait devenu trop gros, trop… n’importe quoi! Mais bien entendu, il y a un peu de tout ça dans tous les nouveaux projets. La plus grande surprise que nous avons tous eue, moi compris, c’est que ce fut tout à fait le contraire. Il a fait un temps superbe, des dizaines d’organismes ont participé, des milliers de citoyens se sont présentés, les musées sont restés ouverts bien après l’heure normale de fermeture, plus de 1 000 jeunes (pratiquement tous les élèves des régions de Flin Flon et Creighton) ont participé aux activités de la Fête de la culture. Calm Air a permis aux artistes du Nord d’être présents au lancement national de la Fête de la culture à Winnipeg, durant lequel nous avons présenté la fantastique chanteuse soprano de Thompson Maria Luz Alvarez, avec le pianiste compositeur de Flin Flon Mark Kolt. Les artistes du Nord Irvin Head, Elaine Angelski, Sarah Trevor, Linda Mandes et Angelique Merasty furent également présents. Stittco a fourni un système de chauffage pour que les visiteurs de notre Café soient confortables en soirée. Hudbay Mining a saisi l’ampleur de cette initiative et a été la première entreprise à nous soutenir financièrement, entraînant dans son sillage tous les autres organismes subventionnaires, notamment la Flin Flon Neighbourhood Revitalization Corp et le conseil des arts du Manitoba, sans oublier le groupe de travail de la Fête de la culture au Manitoba qui nous a offert un soutien logistique. Des artistes en arts visuels et en arts d’interprétation sont venus de très loin pour participer à cette fin de semaine d’activités. Plus de 100 bénévoles ont travaillé dans la quarantaine de lieux mis à la disposition du public. Notre premier ministre, le député et le ministre de l’Habitation sont venus nous encourager lors de la cérémonie d’inauguration qui a été très émouvante : la tente a été bénie lors d’une cérémonie de foin d’odeur tandis que des groupes de percussion autochtones de Cranberry Portage à proximité nous ont inspirés avec leurs chants et leur musique. CBC Radio North Country nous a aussi soutenus en enregistrant la totalité de l’événement pour permettre aux autres résidants du Nord d’avoir un aperçu des nombreux événements, grands et petits, qui ont ponctué notre fin de semaine.
Au tout début, j’avais sollicité le conseil des arts de Flin Flon (le cœur artistique de notre région) pour qu’il s’investisse dans l’événement, puis j’ai directement approché les artistes ainsi que les municipalités et les commissions scolaires de Flin Flon et Creighton pour obtenir leur soutien, quel qu’il soit. Personne n’a refusé mes demandes. Les municipalités ont gracieusement mis des lieux à notre disposition. L’école de Creighton a organisé sa propre Fête de la culture. Lorsqu’un sous-comité local a souhaité trouver des façons d’offrir une expérience tout aussi enrichissante à chaque enfant de la région, nous avons élaboré des programmes comme SUPERSTAR! et ALL FOR THE ARTS. Nous avons sollicité des conteurs, des fabricants de masques, des artistes et des musiciens qui ont tous accepté de nous aider. Des organismes tels le club Rotary, les Chevaliers de Colomb, la Catholic Women’s League et le Club Lion ont contribué de multiples façons, par exemple en organisant un repas de crêpes, en se chargeant du service au Gala Café ou en nous prêtant une fourgonnette pour transporter les invités dans la ville. Tout le monde a dit oui! Et c’est ce qui a fait de la dernière fin de semaine de septembre 2010 l’événement colossal qu’il est devenu.
Une fois que tous ces individus et organismes se sont engagés, le bouche à oreille a fait le reste. Mais tout n’était pas gagné : les citoyens seraient-ils au rendez-vous et sauraient-ils ce qu’il y avait à faire? Bien entendu, j’avais fait distribuer des dépliants d’information plusieurs mois auparavant, j’avais parlé à la station de radio locale et à la CBC, des affiches avaient été distribuées dans la région et des annonces avaient été publiées dans le journal local. J’ai décidé de faire imprimer un beau programme sur papier glacé pour expliquer aux citoyens de la région et aux visiteurs tout ce qui se passerait lors des trois jours et où ils pourraient trouver les activités. Ce fut une décision très judicieuse. Dès que les gens ont vu les programmes distribués un peu partout, ils ont eu la preuve que la Fête de la culture était un événement sérieux. Ils devaient le voir pour le croire!
J’ai su que la Fête de la culture serait une réussite lorsque j’ai dû ajouter des tables pour accueillir tous les participants à mes réunions mensuelles de préparation (je les organisais sur l’heure du lunch et elles ne duraient pas plus d’une heure parce que j’aime les réunions courtes). Au cours de l’événement lui-même, il y a eu tant de moments mémorables qu’il serait impossible de les énumérer tous. J’ai un souvenir de l’odeur du foin et de la terre dans notre Gala Café extérieur qui a été décoré avec les lumières de Noël qui ornaient le sapin au centre de la ville il y a 60 ans. Je me souviens de la musique du groupe de percussions. Des touristes allemands avaient entendu parler de nos activités alors qu’ils se trouvaient en Alberta et sont venus jusque chez nous expressément pour y assister. En plus de vivre une expérience culturelle inoubliable, ils ont accompagné des gens de la communauté lors d’une autre de leurs passions : la cueillette de champignons. J’ai en tête des images de 1 000 jeunes s’initiant à la fabrication de masques, au cinéma, au hip-hop, à l’improvisation théâtrale, au conte et à la visite d’un musée. Nous avons organisé notre tout premier défilé de mode avec 50 modèles signés Patricia Glanville et 30 tenues de Leonne Kabole (Kenya) et Laurie Brown (native de Flin Flon, mais maintenant établie à Toronto). Bien entendu, une de nos plus grandes surprises a été la danse sur la rue principale au son de la musique Waving Flag de K’Naan. Je m’attendais à ce que seulement trois ou quatre personnes « dansent » avec moi et notre chorégraphe Sarah Moore, mais j’étais déterminée à tenter l’expérience. Lorsque des centaines de personnes se sont présentées pour s’exhiber devant tous les spectateurs alignés sur le trottoir, j’ai vécu un moment émouvant digne des meilleurs films de Hollywood. Des bambins et des aînés, des garçons et des filles ont dansé sur la rue principale de Flin Flon ce matin-là. Qui l’aurait cru? Surtout dans une petite ville minière du Nord où le hockey est le passe-temps principal. Mais c’est bel et bien arrivé, et c’est un souvenir à chérir à jamais.
Grâce à la Fête de la culture, notre communauté et, j’en ai l’impression, beaucoup plus de gens de la province commencent à nous comprendre. Oui, nous sommes une ville minière, mais nous sommes le CŒUR CULTUREL de notre coin du monde et nous en sommes fiers. Pour ce qui est du conseil des arts de Flin Flon, nous sommes prudemment optimistes de pouvoir poursuivre notre mission et soutenir davantage d’initiatives artistiques et culturelles du Nord du Manitoba. Il va sans dire qu’il y aura toujours des problèmes comme trouver des lieux et des stratégies de publicité. Mon conseil pour les nouveaux venus est de commencer par un projet modeste. Il n’est pas nécessaire que ce soit aussi imposant que ce qui s’est produit à Flin Flon, mais préparez-vous à cette éventualité. J’ai été complètement renversée de la vitesse à laquelle le projet a pris de l’ampleur dans notre communauté. Il y a quelques années, quelqu’un m’a dit : « Lorsque vous avez un problème à régler, demandez conseil à un artiste. » C’est vrai qu’un artiste trouvera toujours une solution.
Qu’est-ce qui nous attend? J’imagine que l’avenir nous le dira, mais nous prévoyons organiser un carnaval au magnifique Baker’s Narrows Lodge dont nous utiliserons le centre de conférence et le chapiteau. Nous aimerions y aménager un four pour le raku; organiser des démonstrations de sculpture sur saponite (pierre à savon) et des cours d’art; présenter des musiciens et des lectures publiques; offrir des dégustations de bannique et de poisson fumé; et dévoiler notre nouveau centre d’arts visuels NorVA (Northern Visual Art)… Ah oui, j’aimerais aussi danser sur la rue principale encore cette année.
Je vous souhaite mes meilleurs vœux de réussite et j’espère que vous aller participer.
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