Archive pour mai 2010

Quatre points de vue éloquents en matière de rayonnement et d’éducation artistique

27 mai 2010 par aubreyreeves

Des invités à la table ronde Opera.ca Regional Roundtable participent à une simulation d'atelier de la Fête de la culture. De gauche à droite : Stephen Bye, Opera Hamilton, David Speers, Opera Hamilton, Caitlin Coull, La Compagnie d'opéra canadienne, Calista Biermans, Toronto Summer Music et Cecelia Paolucci, Toronto Summer Music.

Le 14 mai dernier, j’ai participé à une table ronde d’envergure régionale présentée par Opera.ca, l’association nationale de l’opéra au Canada. La discussion portait sur l’éducation artistique et le rayonnement. Plusieurs invités ont pris la parole et j’étais du nombre. J’ai eu l’occasion d’y présenter le mouvement de la Fête de la culture aux chefs de file du monde de l’opéra en Ontario. Trois membres formateurs provenant de La Compagnie d’opéra canadienne, de Tapestry New Opera Works et de Opéra Atelier ont animé un exercice de groupe conçu pour aider les organismes à comprendre la valeur de l’éducation artistique et à trouver des idées d’activités qui pourraient être présentées dans le cadre de la Fête de la culture.

Les programmes d’éducation artistique tombent souvent sous la bannière du rayonnement, ce qui donne l’impression d’un mouvement effectué d’un point central vers l’extérieur, mais Christina Loewen (directrice générale de Opera.ca) a suggéré que peut-être, le rayonnement devrait se produire aussi de l’extérieur vers l’intérieur, dans un mouvement où le public est accueilli au sein des organismes artistiques et du processus de création. C’est là le mandat exact de la Fête de la culture. Doté d’une mission qui vise à produire de nouveaux travaux de créateurs canadiens et internationaux, Tapestry invite le public à « rayonner » à chaque étape du processus de création et de production, tout au cours de l’année. La raison en est fort simple, confie Amber Ebert (Tapestry), « Les artistes sont les meilleurs porte-paroles ». La passion que dégagent les artistes rayonne sur leur compagnie et permet au public de mieux apprécier leur forme d’art.

Beaucoup de gestionnaires se questionnent sur la valeur de programmes de rayonnement lorsque les ressources et le personnel sont limités. Le rayonnement est souvent justifié par l’argument selon lequel une personne qui participe à programme gratuit deviendra souvent un acheteur de billets, mais la transition ne fait jamais si simplement. Lorsque les compagnies investissent dans l’éducation artistique, particulièrement si le programme est destiné aux enfants, le retour sur l’investissement peut prendre jusqu’à 20 ans et même plus. Par conséquent, Katherine Semcesen (COC) a positionné la priorité accordé à ces programmes comme servant mousser la forme d’art, d’abord et avant tout, et faire ensuite la promotion de la compagnie. Dans l’ensemble, les programmes de rayonnement permettront d’accroître la sensibilisation d’un plus grand public, ce qui, en retour, renforcera le secteur des arts et de la culture.

Nancy Hitzig (Opéra Atelier) nous a incités à faire un petit retour en arrière pour penser au moment précis qui nous a inspiré à entreprendre une carrière dans le domaine des arts et à y consacrer notre vie. Pour la plupart, nous nous sommes rappelés d’une visite au musée organisée par notre école ou d’un professeur de musique qui a su communiquer sa passion pour le violon. Chaque activité présentée dans le cadre de la Fête de la culture a le potentiel de devenir un de ces moments privilégiés pour quelqu’un. Vous pouvez être cet artiste qui inspire la prochaine génération à réaliser son potentiel artistique et à jouer un rôle marquant qui contribuera à définir une vie dédiée aux arts.

La table ronde s’est terminée par la tenue d’un atelier de création, où des formateurs du domaine ont mené des groupes qui devaient écrire et présenter leur propre opéra d’une durée de 5 minutes, à l’aide d’un accompagnateur et de certains accessoires de base. Placés dans la peau des interprètes, beaucoup de directeurs généraux et de gestionnaires se trouvaient nerveux et réticents. Avec un peu d’encouragement et de travail d’équipe, nous avons réussi à rassembler des idées et à produire des petits opéras fort amusants. Les formateurs nous ont fait remarquer que le sentiment d’inconfort qui nous avait d’abord habité serait tout à fait le même que ressentirait le public lors de la Fête de la culture. La participation à un processus de création place beaucoup de gens complètement à l’extérieur de leur zone de confort. Nous devons être prêts à aider le public, qui se sentira nerveux et presque absurde. En tant qu’hôtes d’activités, il est de notre devoir de créer un climat où le public se sent à l’aise et bien accueilli au sein du processus créatif. Si cet objectif est atteint, le public comme l’hôte de l’activité profiteront de nouvelles idées et d’interactions stimulantes et fructueuses.

Séances d’information à Peterborough

26 mai 2010 par aubreyreeves

Le jeudi 13 mai, à Peterborough, j’ai  assisté une séance d’information sur la Fête de la culture organisée par Simone George, du 4th Line Theatre, et Ray Marshall, de Show Place. Les organisateurs avaient invité des administrateurs artistiques, du personnel municipal de planification culturelle, des médias locaux et des artistes pour les renseigner davantage sur la Fête de la culture et discuter de la manière dont elle pourrait se dérouler à Peterborough. Cette séance d’information était un exemple parfait de la manière dont un groupe de travailleurs des arts peut se former pour mettre sur pied une Fête de la culture dans leur région. Si vous aimeriez organiser une séance d’information semblable sur la Fête de la culture dans votre propre collectivité, je peux l’animer (en personne ou par téléconférence) et fournir des ressources  aux artistes, organismes et municipalités établis en Ontario. Il suffit de m’envoyer un courriel à on@culturedays.ca ou de me téléphoner au 1-800-387-0058, poste 5077. Si vous êtes établi dans une autre province, communiquez avec votre groupe de travail provincial.

Vu que certaines dates de la quatrième Semaine des arts annuelle de Peterborough et de la Fête de la culture se chevauchent, nous avons examiné les moyens grâce auxquels les deux événements pourraient coexister tout en profitant au maximum à la communauté. La Semaine des arts de Peterborough est une célébration des arts qui s’étend sur huit jours et présente une programmation novatrice en arts contemporains. Au début, quelques diffuseurs de la Semaine des arts s’inquiétaient parce qu’ils croyaient qu’ils seraient trop occupés pour se charger en plus d’activités de la Fête de la culture. Mais une fois qu’ils ont été renseignés sur le mouvement, ils se sont réjouis à l’idée d’avoir l’occasion d’ajouter aux expositions et aux spectacles prévus des activités permettant au public de voir ce qui se passe dans les coulisses et d’apprécier la démarche créative. La Semaine des arts et la Fête de la culture ont en commun des objectifs de sensibilisation aux arts. Par conséquent, le groupe s’est montré favorable à l’idée de rattacher la Semaine des arts à des activités se déroulant d’un bout à l’autre du pays dans le cadre de la Fête de la culture.

C’était une réunion très fructueuse au cours de laquelle des administrateurs artistiques se lançaient des idées, les représentants de la ville demandaient comment ils pourraient s’impliquer et des artistes parlaient du genre d’activités qu’ils pourraient offrir. Au terme de la réunion, un groupe de travail a été créé pour continuer à planifier et à coordonner les activités de la Fête de la culture à Peterborough et dans la région environnante. À voir l’énergie et l’esprit d’équipe déployés dans ces activités, je suis certaine qu’il fera bon de se trouver à Peterborough du 24 au 26 septembre !

De quelle façon les municipalités peuvent-elles appuyer la Fête de la culture ?

26 mai 2010 par aubreyreeves

Tant au niveau urbain que rural, les administrations municipales peuvent jouer un rôle important dans la croissance de la Fête de la culture. Que vous soyez conseiller, préfet, maire, chef de conseil de bande ou membre de l’administration municipale, voici quelques gestes tout simples qui sont susceptibles de favoriser la croissance du mouvement dans votre collectivité.

 1)      Assurez-vous que les artistes de la scène locale et culturelle de votre localité sont au courant de la tenue de la Fête de la culture. Ralliez les artistes, artisans, organismes artistiques, festivals, galeries, musées, sites du patrimoine, groupes artistiques communautaires, chorales, bibliothèques, centres communautaires, universités, collèges, écoles et groupes culturels de toutes sortes pour qu’ils prennent part au mouvement en inscrivant une activité au programme de la Fête de la culture, sur le site www.fetedelaculture.ca

 2)      Communiquez avec votre groupe de travail provincial pour tenir une séance d’information dans votre collectivité. Invitez-y des représentants du secteur artistique local, de même que des membres des associations de développement des affaires, des médias locaux et des politiciens. Ensemble, vous pouvez créer un programme de festivités qui produira un week-end de Fête de la culture fantastique. (Si vous représentez une municipalité de l’Ontario, communiquez avec moi – Aubrey Reeves, animatrice et coordonnatrice, Fête de la culture, CAO – pour organiser une séance d’information).

 3)      Mettez des lieux à la disposition des artistes et groupes culturels qui souhaitent présenter une activité lors du week-end du 24 au 26 septembre. Qu’il s’agisse d’édifices municipaux ou autres, beaucoup d’artistes souhaitent participer à la Fête de la culture, mais ne disposent pas de lieux appropriés pour y recevoir le public. Voici quelques exemples de lieux municipaux qui se prêtent bien à une activité de la Fête de la culture : parcs, centres communautaires, bibliothèques, hôtel-de-ville, places publiques, façades commerciales inoccupées, sites du patrimoine, musées. Soyez créatifs : pensez aux endroits qui ne sont généralement pas ouverts au public; ce genre de lieux a tendance à attirer les foules.

 4)      Aidez à regrouper les activités en carrefours où l’on peut graviter à pied. Les gens viendront en plus grand nombre aux activités de la Fête de la culture s’ils sont en mesure de passer aisément d’une activité à une autre. d’un carrefour à un autre. Il s’agit d’une façon extraordinaire de redonner vie à une rue principale, à un centre-ville ou à une zone moins bien appréciée de la communauté.  

 5)      Discutez de la Fête de la culture avec votre association de développement des affaires. Voyez avec eux comment les arts et la culture viennent renforcer votre communauté et votre économie. Encouragez les commerces et entreprises à commanditer une activité locale en fournissant un lieu, des ressources ou en faisant la promotion d’une activité ou de la Fête elle-même. Le Réseau des villes créatives du Canada et Planification culturelle municipale de l’Ontario offrent des ressources utiles pour vous aider à cerner l’impact socio-économique dont profitent les commerçants et hommes d’affaires lorsqu’ils appuient le développement culturel.

 6)      Établissez des partenariats avec les médias locaux, incluant les journaux communautaires, les stations radio et les carnetiers de la scène locale. Les phases principales de la campagne médiatique de la Fête de la culture entreront en ondes à compter du mois d’août sur plusieurs plateformes nationales et provinciales. Une couverture locale peut compléter cette campagne et  mettre l’accent sur les activités locales.

 7)      En septembre, veuillez inviter les conseillers municipaux, le maire et tout autre représentant élu à participer aux activités de la Fête de la culture qui se dérouleront dans votre communauté. La Fête de la culture fournira des occasions de photos intéressantes et donnera la chance aux politiciens de démontrer le soutien actif qu’ils apportent à leur communauté artistique et culturelle locale.

8)      Si vous travaillez pour une administration municipale ou de comté, encouragez le service de planification culturelle à faire de la Fête de la culture un programme annuel. L’événement qui a inspiré la tenue de la Fête de la culture a pris naissance au Québec, où 276 municipalités ont signé la Déclaration officielle des Journées de la culture; 234 municipalités participent directement à la mise sur pied d’activités culturelles pour ce week-end de célébration de la vie artistique et culturelle locale. Téléchargez la Déclaration officielle d’une page des Journées de la culture et dites-nous si, de votre avis, cet outil s’avérerait utile pour rallier toutes les administrations municipales et de comté, pour en faire des collaborateurs de la Fête de la culture.

Trouver un lieu

25 mai 2010 par aubreyreeves

Nous avons reçu des commentaires d’artistes qui souhaitent participer à la Fête de la culture, mais qui ne savent pas comment dénicher un lieu approprié pour tenir une activité publique. Nous vous offrons dans les lignes qui suivent quelques conseils pratiques susceptibles de vous guider dans votre recherche.

Lieux possibles dans votre communauté

Organisateurs d’activités de la Fête de la culture – L’organisme des arts de votre région qui présente des activités dans le cadre de la Fête de la culture est un point de départ idéal pour votre recherche. Demandez-leur s’ils ont des lieux inoccupés (comme un studio, un foyer, un salon, une salle de réunion ou autre) où vous pourriez présenter votre activité. Les chances d’attirer une plus grande foule sont meilleures si plusieurs activités se déroulent à un même site. Une foule nombreuse est bénéfique pour vous comme pour votre hôte.

Bibliothèques – Les bibliothèques ne se consacrent plus aux livres seulement. De plus en plus, elles participent à des activités éducatives et familiales variées. Beaucoup de bibliothèques sont dotées de salles de réunions et même de petits amphithéâtres ou de cours intérieures qui conviendraient fort bien à une activité de la Fête de la culture. Nous avons déjà noté l’inscription de plusieurs bibliothèques qui présenteront leurs propres activités pendant la Fête de la culture. Peut-être qu’elles aimeraient aussi servir d’hôte à la vôtre.

Centres communautaires – Il se trouve des centres communautaires de tailles et de formes diverses : certains sont exploités par l’administration municipale alors que d’autres sont des organismes indépendants sans but lucratif. Certains sont voués à la santé et aux sports alors que d’autres offrent des programmes sociaux. Mais peu importe leur vocation, tous les centres communautaires sont des lieux de rassemblements publics, où les gens viennent pour apprendre et se divertir. Ils représentent donc un lieu tout à fait approprié pour une activité de la Fête de la culture.

Hôtel-de-ville, parcs et places publiques – Communiquez avec votre administration municipale pour en savoir plus sur les permis requis et sur les vocations de lieux comme l’hôtel-de-ville, les parcs et les places publiques. Si vous songez à tenir une activité à l’extérieur, prévoyez un plan d’urgence en cas de pluie.

Universités, collèges et écoles – Les collèges et universités disposent de vastes ressources, qu’il s’agisse de lieux publics, de salles de conférences, de salles de cours avec outils multimédia, de cafétérias ou de salons d’étudiants. Ils ont souvent aussi des studios, des salles de répétition et des salles de représentations. Dans la même veine, certaines écoles permettent à des groupes communautaires d’utiliser les auditoriums, gymnases et salles de cours après les heures de classe. Communiquez avez l’arrondissement d’écoles de votre région ou directement avec l’école de votre municipalité pour en savoir plus. 

Si vous êtes un artiste qui œuvrez déjà dans le milieu scolaire, la Fête de la culture est l’occasion parfaite d’allier votre rôle d’enseignant et votre pratique artistique. Sinon, la Fête de la culture fournit l’occasion d’établir de nouvelles relations avec des écoles de votre communauté et de partager vos connaissances artistiques avec les étudiants. Parlez aux professeurs, enseignants ou directeurs d’école pour voir comment vos activités pourraient s’intégrer aux objectifs du programme scolaire.

Lieux de culte – Beaucoup d’églises, de mosquées, de temples, de synagogues et autres lieux de culte ne sont pas utilisés à temps plein. Les salles de rassemblement de ces lieux offre une qualité acoustique qui se prête très bien à des concerts. La plupart de ces lieux sont aussi dotés de salles polyvalentes. Il n’est pas nécessaire d’y tenir une activité à caractère religieux. Tout comme les organismes communautaires, la plupart des lieux de culte saisissent les occasions qui se présentent de participer à la vie active de leur voisinage.

Cafés, bars, magasins, centres commerciaux et autres lieux commerciaux – Approchez les tenanciers de votre café favori, d’une librairie, d’un bar ou de tout autre lieu que vous fréquentez. Parlez-leur de votre travail en tant qu’artiste. Communiquez avec l’association de développement des affaires de votre localité pour savoir quels sont les membres qui se montreraient réceptifs à servir d’hôte à votre activité. Mentionnez-leur comment la Fête de la culture pourrait apporter une nouvelle vie aux lieux et servir de tremplin à leur commerce. Vous pourrez être surpris de constater dans quelle mesure un lieu non conventionnel peut stimuler votre créativité.

Façades de magasins – Communiquez avec l’association de développement des affaires ou avec un agent immobilier pour trouver une façade de magasin inoccupée. Elles sont plus difficiles à dénicher, particulièrement pour un projet à court terme, mais elles constituent souvent un endroit parfait qui en vaut la peine. Présentez la Fête de la culture comme une chance unique d’insuffler un nouveau souffle à une rue principale, un centre-ville ou une zone moins bien appréciée. Une façade occupée de manière créative, même temporairement, peut permettre à un homme d’affaires ou commerçant de considérer une propriété ou un voisinage sous un angle nouveau.

Finalement, au moment de formuler une demande…

Présentez la Fête de la culture comme un mouvement bénévole dont l’objectif vise à encourager la sensibilisation, la participation et l’engagement de tous les Canadiens dans la vie artistique et culturelle de leurs collectivités. Positionnez votre demande comme un partenariat mutuellement bénéfique pour vous, pour l’endroit comme tel et pour la communauté en général. Soyez clair quant aux besoins que vous avez en matière d’espace et aux attentes investies dans votre activité. Tous les édifices d’accès public ont des assurances responsabilité qui devraient couvrir vos besoins durant la Fête de la culture. Toutefois, si le lieu que vous convoitez n’est pas habituellement ouvert au public, informez-vous des exigences en matière de responsabilité publique.

Finalement, il est très important de respecter le lieu et de témoigner de votre reconnaissance.   

Si vous souhaitez obtenir d’autres conseils sur la formulation d’une demande d’occupation d’un lieu, laissez un commentaire plus bas.